E.T.

Voilà fort longtemps qu’une question m’obsède. Pourquoi, dans la plupart des cas, les romanciers et les scénaristes imaginent les êtres extra-terrestres sous une forme humanoïde ?

En dehors de toute une série de monstres comme Alien, The Thing ou le Blob, toutes les créatures ressemblent de près ou de loin à des êtres humains (en l’écrivant, je me rends compte que Alien et The Thing n’en sont pas si éloignés que cela).

Pourquoi ? Mais pourquoi ?

J’ai une théorie. Malheureusement, elle ne me plaît pas du tout. Cette théorie s’appelle la civilisation judéo-chrétienne. Voire le créativisme.

Les imaginatifs de tout poil sont influencés, plus ou moins malgré eux, par leur culture inconsciente (ou non). Ce que je veux dire par là, c’est que notre civilisation occidentale est totalement soumise à deux-mille ans de religion. Les textes liturgiques affirment que le dieu chrétien a créé l’homme à son image. Comme il s’agit d’un vieux bonhomme tout barbu, nous avons l’explication de la mode des hipsters. Je m’avance sans doute un peu, mais je suppose que les créateurs d’ici-bas ne peuvent se départir de deux millénaires de doctrine ancrés dans leurs neurones.

Mon immense talent de conteur (?) me pousse à contrer cette immuable idée qui veut que les petits hommes verts (ou rouges ou bleus ou blouges) nous ressemblent malgré les années-lumières qui nous séparent.

Par ailleurs, les raconteurs d’histoire ont également un mal fou à imaginer des espaces différents des nôtres. Il paraît que notre univers est illimité. Pourtant l’infiniment grand, mais aussi l’infiniment petit, sont très peu exploités dans la science-fiction. Les extra-terrestres évoluent toujours dans des lieux aux dimensions humaines. Mais également dans des atmosphères dans lesquelles les êtres humains pourraient vivre.

Alors sortons un peu des sentiers battus.

Ce serait l’histoire d’êtres immatériels dont tout l’univers tiendrait dans un milliardième de milliardième de milliardième de milliardième de milliardième de milliardième de milliardième d’une molécule du corps humain. Ou à l’inverse, des êtres dont le plus petit mesurerait un milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de kilomètres de haut, et c’est notre monde qui tiendrait dans une molécule de son genou. Pourvu que cette andouille ne se pète pas les ligaments en jouant au galacball (une sorte de football intergalactique).

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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