Je n’aurai pas le temps

Bonne nouvelle cher(s) zéro(s) lecteur(s) (bon, j’ai longtemps hésité avec ces foutus « s », je vais opter pour les parenthèses, ça fait chic et un peu écriture inclusive, ce qui est également très chic, ou très con, c’est selon ; je présente mes excuses à mon zéro lectorat féminin, car, malgré le confinement, cela me prendrait trop de temps d’écrire : cher(ère)(s)(ères) zéro(s) lecteur(trice)(s)(trices) ; en vous remerciant).

Bonne nouvelle donc. J’ai reçu un message (fictif le message si vous croyez que quelqu’un parmi mes zéro(s) lecteur(s) a le temps de m’écrire alors que monsieur Macron a enjoint les Français de lire ! Mais voici un nouveau sujet  que je ne tarderai pas à traiter…).

Mais quelle  est cette bonne nouvelle se disent mes zéro(s) lecteur(s) réjoui(s) à l’avance par la perspective d’une bonne nouvelle en ces temps incertains ?

Donc, j’ai reçu un message d’un de mes zéro(s) lecteur(s) résidant dans le sud, que je vous livre in extenso :

— Monsieur Gifnem29                                                                                                                                     

Tout d’abord, permettez-moi de vous dire à  quel point j’apprécie  vos billets d’humeur et quelle fut ma déception lors de l’interruption de ceux-ci. Comme je disais à ma femme, bigre de bigre. Ensuite, je voudrais apporter quelques lumières à l’étrange phénomène atmosphérique que vous relatâtes dans un précédent billet. Il faut bien reconnaître que votre merveilleux pays souffre d’une carence qui, conséquemment, en entraîne une autre chez vos compatriotes. Dans le sud, ce que vous nommez si poétiquement « rond jaune », nous appelons cela le « soleil ». Quand ce  dernier orne un ciel d’un bleu puissant, nous avons coutume de parler de « beau temps ». Je me doute que ces notions vous semblent quelque peu absconses, mais je vous assure que ce phénomène est assez courant par chez nous nom de d’là. Il nous permet, entre autres, de bénéficier d’un apport non-négligeable en vitamine D, dont je redoute que vous manquiez au pays des frimas.

Quelques recherches m’ont permis de constater que la Bretagne connut ce phénomène, d’après les relevés de météo France, le dix-sept  juillet 1957 entre  quatorze heures vingt-trois et quatorze heures quarante-huit, approximativement. Plus proche de nous, l’été 1976 vit, à plusieurs reprises semble-t-il, bien que j’avoue nourrir quelques doutes, le « soleil » darder ses rayons pendant plusieurs heures de suite. La nature, peu habituée à un tel désagrément et peu encline à changer ses habitudes, décida de brûler. Si vous vous aventurez dans les tourbières de vos montagnes, vous devrez pouvoir, encore aujourd’hui, en constater les effets ravageurs.  

Voilà, cher Gifnem29, quelques explications qui auront l’heur, je le souhaite, de vous aider à résoudre cette énigme météorologique.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, monsieur, des gros bisous.

Jean-René Escartefigue, Manosque, Sud.

Bien, me voilà rassuré.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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