Darwin

Je suppose, cher lectorat attentif, que comme moi, vous êtes des partisans de la théorie de l’évolution, autrement dit, vous êtes des darwinistes. Si vous vous définissez en tant que créationniste, je vous demanderais de quitter la pièce. Merci.

Maintenant que nous sommes entre personnes sensées (je ne développe rien sur le créationnisme car ce n’est pas le sujet du jour et parce que je ne tiens pas à passer toute la nuit face à mon clavier ; je garde le sujet pour un jour de pluie), je vous propose de vous pencher sur un phénomène intéressant, voire troublant.

Savez-vous ce qui différencie l’être humain de l’animal ? Bien entendu, bande de petits malins, vous allez me dire qu’il existe autant de différences entre l’être humain et la bébête qu’il y a d’étoiles dans la galaxie. Je vous rétorquerais que vous exagérez un brin, étant donné que la voie lactée comporte environ 200 milliards d’éléments. Je doute que, même entre votre belle-mère et un pangolin, vous parveniez à trouver 200 milliards différences (si vous voulez me clouer le bec, commencez à lister tout de suite, ça va vous prendre la semaine, large).

Sachez, chers produits de la civilisation, que l’être humain évolue à la vitesse grand V. Je crois vous avoir déjà pris le chou en vous racontant que les scientifiques ont découvert que vos petits-enfants auront des pouces plus longs que ceux de vos grands-parents (si vous voulez savoir pourquoi, explorez mes fabuleuses chroniques). Mes les évolutions physiques ne se limitent pas aux doigts favoris des utilisateurs de smartphones. Figurez-vous que vous vous dépoilez. En effet, la pilosité humaine tend à disparaître. L’utilisation forcenée du chauffage central, de la doudoune polaire et de l’alcool frelaté provoque l’inéluctable disparition de vos poils. Et je ne parle pas de cette mode, discutable, qui consiste à s’en débarrasser dans certains endroits qui, eux, devraient rester poilus. Bientôt le mâle viril au paillasson pectoral n’existera que dans les zoos et dans les vieux films de boules. Outre la fin programmée de l’épilateur électrique, sachez que votre éloignement de la vie sauvage a, peu à peu, raison de vos sens. En effet, la vie moderne nous confronte de moins en moins aux animaux sauvages en liberté, sauf si vous avez suffisamment de sous pour aller faire chier les lions en Afrique du sud. Donc, votre odorat et votre audition, qui permirent à nos aïeux d’éviter de finir dans la marmite d’un tigre des sables, estiment que leur utilisation est très sous-cotée, alors ils fichent le camp avec la vision qui en a par-dessus les cils de de se voir affublée de lunettes ridicules. Seul le goût fait de la résistance, sans doute parce que les grands chefs s’évertuent à associer le foie gras et la barbe à papa. Et le toucher me direz-vous, bande de petits pervers ? Je ne réponds pas aux pervers.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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