Chauve qui peut

« La femme sera l’égale de l’homme quand elle acceptera d’être chauve et qu’elle trouvera cela distingué », Coluche.

La calvitie, cette apocalypse des temps modernes. La majorité des hommes dont les cheveux décident de ficher le camp avant eux en développe un complexe fort handicapant. Heureusement pour ces hommes-là, deux phénomènes associés ont permis de les décomplexer totalement, Zidane et ma chronique précédente. Monsieur Zidane, le footballeur le plus honni de France, perdant ses cheveux à la manière d’un moine bénédictin, décida de sacrifier la couronne restante pour arborer une magnifique boule de billard qui fit de nombreux émules dans la gente masculine. Dès lors, quoi de plus élégant qu’un crâne glabre ? Bien entendu le coup de boule infligé au pauvre Materazzi vint un peu compliquer, de nouveau, la vie des crânes d’œuf. Pourtant, très tôt déjà, des handicapés de la touffe du chef, sacrifièrent leur vie sociale pour mener à bien une étude prometteuse qui affirmait que l’homme évolué perd ses poils. Alors pourquoi pas ses cheveux ? Entre temps la mode du crâne lisse s’insinua dans toutes les strates de la société grâce à Bruce Willis puis à Dwayne Johnson. Cette mode devint synonyme de virilité, de puissance sexuelle, de chibre turgescent, de femmes en proie à l’extase impudique.

Et ni vu ni connu j’t’embrouille. De cinquième roue du carrosse, le chauve se transforma en prince charmant. A tel point que certains chevelus n’hésitèrent pas à sacrifier leur toison permanentée pour pécho davantage dans les bals-musette.

Il n’existe plus aucun inconvénient à la calvitie de nos jours. Que nenni. Même s’il ne l’avoue pas, le chauve reste un frustré. Certains vont jusqu’à pratiquer la greffe de cheveux pour retrouver la sensation unique de se passer la main dans la touffe crânienne.

On oublie trop souvent les désagréments que le chauve rencontre dans la vie de tous les jours. Par exemple, son budget chapeaux est bien plus élevé que celui du chevelu. La tignasse absente ne peut le prémunir contre le coup de bambou et l’ébullition cervicale. En revanche, me direz-vous cher lectorat attentif, le financement du shampooing allège et équilibre ses comptes. Certes, sauf que si le shampooing ne lui est d’aucune utilité, sa consommation de savon est de près de 5% supérieure à celle des chevelus.

Mais, en ces temps estivaux, je reconnais que les chauves me font un peu de peine. Comment font-ils pour obtenir de bonnes braises quand ils organisent un barbecue chez eux ?

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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