Et le combat cessa faute de combattants

Voilà c’est fini. Hier, 11 juillet 2020 fut et restera une date fatidique. Depuis près de deux mois, c’est la première fois que mon blog reçoit zéro visite. Ma fierté n’y survivra pas. Il arrivait, parfois, qu’une unique visite fasse mon bonheur. Je me disais qu’écrire, même pour un seul lecteur, avait un sens. Mais quand on a goûté à la gloire, à des jours comptabilisant jusqu’à dix, douze vues, et trois voire quatre visiteurs, l’échec n’est pas supportable. Je sais que certains venaient par pure charité, ils hésitaient à appuyer sur le bouton « j’aime », mais se disaient que non, tout de même, il ne faut pas exagérer. Je sais aussi que mon travail n’est pas d’une qualité exceptionnelle car je suis un grosse feignasse qui a un mal fou à développer des idées parfois intéressantes, parfois non.

La fatigue m’accable. Une petite voix me dit, « Continue mon grand, tu retrouveras et l’inspiration et ton lectorat attentif », mais comme je ne supporte pas qu’on m’appelle « mon grand », je lui ai foutu un grand coup de boule dans ses dents à cette connasse de petite voix. De quoi je me mêle ! Le suicide artistique est ma seule solution. Ainsi, je peux sortir par la grande porte, élevé en triomphe avec les deux oreilles et la queue, dans mon habit de lumière. Mais comme j’emmerde ces connards de toréros, je me contenterai de la sortie des artistes sise dans cette petite rue triste et anonyme.

Même mon ami fantôme ne se manifeste plus. Il a dû se lasser de ma médiocrité et de mes fautes d’orthographe. Si jamais, par erreur, il lit ces quelques lignes, je lui rappelle que Clipperton junior etc…

Je n’ai pas complètement perdu la boule. Je me souviens parfaitement d’avoir déjà écrit une chronique proche de celle-ci. Et puis, de guerre lasse, j’avais repris mon bâton de pèlerin et trempé mes doigts dans mon clavier de plus en plus répugnant de saleté. Clavier qui, après une pause bienvenue, a recommencé à doubler les lettres quand bon lui semble. La déchèterie le guette.

J’ai vendu deux livres en vingt jours. Vous ne pouvez pas savoir le bien que ces ventes m’ont procuré. Bénéfice net 6,47 euros. Ne riez pas, c’est beaucoup. Bien plus que si j’étais édité. Comme j’ai la faiblesse de croire que je n’écris pas plus mal que certains, je vais continuer.

Adieu, cher lectorat attentif.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

5 commentaires sur “Et le combat cessa faute de combattants

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