Jeudi c’est riz

Voici quelques semaines sur touitère, avant que je me fasse exclure pour propos menaçants à l’égard de la communauté LGBTI (pour mémoire, je dégommais les chasseurs en aucun cas les personnes LGBTI, vous pouvez retrouver mon touit en explorant mes articles ici-même), j’ai rencontré un type dont la photo aurait pu illustrer l’article snobisme du dictionnaire. Il avait balancé la liste des dix séries télévisées à voir avant de mourir. Non seulement je n’en avais vu aucune, mais je n’en connaissais aucune. Pour blaguer, je renvoyais ma propre liste. Je me rendis compte que je n’avais pas vu dix séries complètes dans ma vie. Je dus compléter ma liste avec « Amicalement vôtre ».

Cependant en numéro 1, j’avais mis « Lost, les disparus ».

Oui, je vous vois venir, cher lectorat attentif, quoi ? Lost ! Cette série commerciale diffusée en prime time sur TF1 ! Cette bouse ! Oui, j’assume, et j’explique.

Tout d’abord, Lost c’est le tout début des années 2000. C’est la première fois qu’une chaîne de télévision gratuite programme ce qui va devenir un phénomène de société dont tout le monde parle à la machine à café : la série-mania.

Ensuite, tout est dans le scénario. A tel point que les scénaristes eux-mêmes ont avoué avoir été un peu dépassés par leur propre création. Cette histoire est une suite de rebondissements hallucinants. J’avoue m’être rafraîchi la mémoire sur wiki, et avoir été sidéré du résumé proposé de la dernière saison. Ce n’était qu’en 2010 pour la diffusion française, mais je l’ai complètement oublié. Et j’en suis ravi. Quand je serai vieux, je reverrai cette série avec bonheur, j’ai même hâte d’être vieux. Pour ne pas divulgâcher (qu’il est con ce néologisme, divulguer suffisait largement), je me contenterai de vous rappeler ou de vous apprendre deux bizarreries scénaristiques. Dans un des premiers épisodes, il est question d’ours (polaires je crois) aperçus sur l’île, par la suite, jamais les plantigrades ne reviendront dans l’histoire. Comme si les scénaristes reconnaissaient avoir commis une erreur, qu’ils ne savaient plus comment se dépatouiller de cette histoire de nounours. Plus étonnant, selon moi, bien plus tard dans l’histoire, deux personnages secondaires meurent, un homme et une femme. Les rescapés décident de les enterrer, de les ensabler pour être tout à fait exact. L’épisode se termine par l’image d’une pelletée de sable déversée sur le visage de la morte. Mais il reste quelques centimètres de pellicules, peut-être une demi-seconde de film, c’est presque fugace. La femme ouvre les yeux.

Pour vous dire la vérité, ma mémoire me joue des tours. Cependant, cette série est une/un véritable ode à l’évasion emberlificotée. Elle se décline en six saisons, dont une estropiée par la grève des scénaristes de Hollywood, et cent-vingt-et-un épisodes, sans le moindre temps mort. Certes, les grincheux diront que les bizarreries dont j’ai fait l’écho, gâchent la série. Ils ont tort. C’est tout le sel de l’histoire. Ce qui est encore plus intéressant, c’est de se demander si l’étrangeté du scénario est un concept marketing ou le résultat d’un abus de substances illicites.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

2 commentaires sur “Jeudi c’est riz

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