Slovénie (vidi vici)

Connaissez-vous, cher lectorat attentif et essentiellement furtif, la Slovénie ?

Ce petit pays des Balkans qu’on jurerait issu de l’imagination d’Hergé, à l’instar de la Syldavie et de la Bordurie, existe bel et bien. Pendant très longtemps, il a vécu sous le joug de différentes dictatures plus sympathiques les unes que les autres, l’empire romain, l’empire austro-hongrois, la Yougoslavie, ce qui fait que personne n’en avait rien à foutre. Aujourd’hui, la Slovénie jouit d’une indépendance méritée qui lui permet de développer son folklore à base de mariages consanguins, d’alcool d’edelweiss et de fondamentalisme catholique.

Mais, la Slovénie est surtout célèbre grâce aux deux fleurons de sa culture, les ours domestiques et les cyclistes sauvages. En effet, les Slovènes pratiquent l’élevage intensif de ces deux espèces en voie de disparition, et essaime les résultats de ses expériences sur tout le continent européen. Les Pyrénées voient régulièrement des gros nounours venir faire du tourisme sur les flancs de ses sommets enneigés et, dans certains cas, ces agréables plantigrades décident de s’installer car il faut bien reconnaître que la vie est plus douce en France que dans les forêts balkaniques truffées de chasseurs armés jusqu’aux dents (et parfois juste armés de dents car l’un des sports nationaux de Slovénie consiste à tuer des ours avec les dents), alors que chez ces accueillants français, non seulement la chasse à l’ours est prohibée, mais en plus les paysans fournissent gratuitement la nourriture sous forme de moutons dodus, et parfois, le dimanche, un promeneur égaré égaiera le menu ovin un peu répétitif.

Le cycliste slovène est nettement plus dangereux que son homologue ours, même s’il apprécie autant les pentes des cols pyrénéen. Il est élevé dans des endroits tenus secrets à proximité des pharmacies et des cabinets vétérinaires, et croît grâce aux bons soins de ses parents adoptifs, les professeurs en chimie expérimentale. Arrivés à maturité, le cycliste slovène est lâché dans la nature de l’UCI et gagne à peu près toutes les courses à étapes, en dissimulant au maximum à ses adversaires, ses qualités prodigieusement louches.

Je vois bien que vous doutez de mon propos. Vous ne voulez pas croire qu’un si petit pays soit devenu l’Eldorado du sportif chargé. Pourtant, voici quelques années, la sprinteuse jamaïcaine Merlène Ottey, se vit interdire d’ordonnance dans son pays natal, car ça commençait à se voir. Ni une ni deux, en 2002, elle se fait naturaliser slovène et bénéficie, sans vergogne, de toute la pharmacopée slovène mise gracieusement à sa disposition.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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6 commentaires sur “Slovénie (vidi vici)

  1. Ce qui me plaît, dans ce blog, c’est que j’ai l’impression que l’auteur n’écrit que pour moi.

    Pour la Slovénie, j’ai de bons souvenirs de vacances et les filles sont belles.

    J’aime

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