Ruades

Oui, cher lectorat attentif, j’en ai déjà parlé, mais ce fait divers me sidère tant que j’ai décidé d’y revenir.

Pour ceux d’entre vous qui rentrent de Mars, je rappelle que un ou plusieurs, vraisemblablement plusieurs, individus s’amusent à mutiler des chevals depuis quelques semaines. Quitte à me répéter, je n’aime pas les chevals, ils me font peur. Mais en aucune façon, il ne me viendrait à l’idée de leur faire du mal. Il existe donc, sur le sol français, des personnes déséquilibrées qui s’attaquent à des animaux domestiqués qui paissent tranquillement dans des prairies bien vertes. Comme diraient les jeunes, je ne comprends pas le projet (si si certains jeunes disent cela). Taillader des animaux juste pour le plaisir de faire souffrir est une notion qui me dépasse, mon cerveau n’est pas programmé pour intégrer une telle information. Beaucoup de gens placent le cheval sur la première marche du monde animal. Elles le trouvent beau, élégant, noble. Pas moi. Pour dire la vérité, je ne verrais aucun inconvénient à consommer de la viande de cheval si j’aimais cela. L’équarrissage ne concerne que les vieilles bêtes ou les animaux dont l’espérance de vie est limitée. Bon, le problème ne se pose pas car je trouve cette viande très mauvaise, même avec de la sauce.

Les propriétaires s’organisent (Que fait la police ?) afin de dissuader ces actes ignominieux. Ce qui me touche le plus dans cette histoire, outre la souffrance animale, c’est le chagrin dans les yeux de la petite jeune fille qui vient tous les mercredis après-midi monter Belle de champs pendant une demi-heure avant de la bouchonner avec amour pendant le reste de la journée. Elle l’adore cette vieille jument arthritique si douce avec les enfants qui rechigne un peu à galoper et qui refuse catégoriquement de sortir quand il pleut. Belle des champs n’est plus là. Madame Saint-Martin, la propriétaire du haras, a dû la faire euthanasier car les blessures dont son corps était recouvert lui procuraient trop de souffrances. La petite fille pleure à chaudes larmes, elle ne comprend pas pourquoi les hommes sont si méchants. Belle des champs ne faisait de mal à personne, bien au contraire, elle illuminait les mercredis après-midi de plusieurs enfants. La petite fille rentre chez elle en traînant les pieds. Son couillon de grand frère va encore se moquer d’elle sans lever les yeux de sa console portative. Il n’a jamais voulu se rendre au haras sous prétexte que les chevals sentent mauvais. Quel con !

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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