Vers l’infini et au-delà

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif (et finlandais depuis hier, je vais devoir me mettre au Finnois), mais moi, parfois, je me demande.

Je regarde la voute céleste et je me demande (petite précision utile, par chez moi je ne peux pas me demander souvent car les nuits étoilées sont aussi rares que les hommes politiques compétents). Je me demande où il finit ce bordel.

Mon ami Krishna Bogdanov a essayé de m’expliquer, mais malgré son sens inné de la vulgarisation scientifique, je l’ai assommé au troisième mot.

Je vais donc vulgariser tout seul comme un grand. Nous sommes, nous misérables Terriens, des Voie Lactéens, car nous habitons le système solaire qui appartient à une galaxie nommée Voie Lactée. Au passage, il faut bien reconnaître que le mec ou la nana qui a trouvé ce nom ne devait pas boire que du lait. La Voie Lactée contient une chiée d’étoiles qui chacune correspond à un système comparable à celui de notre soleil. Je vous apprends des trucs hein ? Bon, là où cela devient intéressant, c’est qu’il existe des milliards de galaxies. Des milliards ! Vous vous rendez compte ! Presque autant que d’euros sur le compte bancaire de Neymar. Pour faire le tour de l’univers, il faudrait construire un engin qui irait des milliards de fois plus vite que la vitesse de la lumière, ou alors demander à Tadej Pogaçar d’enfourcher son vélo, il devrait régler cela en trois semaines.

Les scientifiques sont d’accord pour nous dire que l’univers est en perpétuelle extension. Bon, quand on n’est pas trop con, on comprend que les étoiles et les planètes poussent les murs car elles se trouvent un peu à l’étroit. Oui mais. Car il y a toujours un mais. N’y aurait-il pas un truc qui vous chiffonne ? Lorsque monsieur Demortier décide de réaliser une extension de sa maison maintenant qu’il est en retraite et pour faire taire sa femme avant de lui planter un marteau dans le crâne, il lui suffit de demander un permis de construire à ces enfoirés de gauchistes de la mairie, puis de sacrifier une partie de son potager pour que madame puisse inviter ses connasses de copines à prendre le thé dans son jardin d’hiver. Mais quand l’univers décide de s’étendre, outre qu’il ne demande la permission à personne, où va-t-il se développer ? Alors, qui a une réponse à cela ? Ta gueule Krishna ! Oui où ? Car, suivez bien, c’est complexe, car au-delà des limites de l’univers, et d’après des mecs et des nanas qui ont fait des études presque aussi longue qu’un film de Mizoguchi, au-delà donc, c’est le néant. Le vide, le rien. Il existe donc un endroit dans l’univers au-delà duquel votre ticket n’est plus valable. Je ne sais pas ce qu’on y trouve. Des fils de fer barbelés, un mur, des soldats est-allemands armés jusqu’aux dents prêts à bondir. Je ne sais pas. Mais l’univers s’arrête forcément quelque part puisque il peut s’étendre. Reposez cette arme s’il vous plaît, je sais que votre cerveau n’est pas programmé pour intégrer cette information, mais pensez à vos enfants ou à la déception de l’inspecteur du fisc. Une chose est certaine, ma brillante démonstration prouve que le néant est quelque chose, sinon l’univers n’obtiendrait jamais son permis de s’étendre.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

2 commentaires sur “Vers l’infini et au-delà

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