Je n’veux plus y aller maman

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je suis en manque d’inspiration.

J’ai pris mes quartiers d’automne sur la côte. A la plage. A la grève comme on disait dans la branche maternelle de ma famille, des montagnards du centre Finistère qui usaient d’un vocabulaire assez unique en son genre. Pourquoi, me direz-vous, s’installer sur un lieu de vacances estivales lorsque l’été a foutu le camp depuis belle burette ? Je vous répondrai que cela ne vous regarde pas, mais comme je vous aime bien, je vous fait remarquer que votre curiosité est déplacée. Enfin, je vous rappellerai que d’été, sous mes latitudes, il en est rarement question. Je déménage deux ou trois fois par an parce que je n’ai pas le choix. Et parce que ma vie est, en partie, rythmée par les grandes marées. Or ce ouikène, se déroule la dernière découverte d’estran de l’année 2020. Donc je déménage, je m’habille en cosmonaute et en route pour la péchapié.

Je vous ai déjà narré, sur ce blog loué par les plus grands, ma passion pour la pêche à la crevette-bouquet. Ma chasse devrais-je dire dans la mesure où ma technique s’apparente à l’affut du noble massacreur de Bambis. Elle consiste en une pause statique, en un endroit étudié, sur le passage usuel des bébêtes (genre sortie de collège, procession aux algues brunes, manif anti-masque, etc…). A ce propos, les masques, je dois reconnaître que mon activité halieutique me permet de bien maîtriser les us et coutumes de la faune littorale. Par exemple, je peux vous assurer que le gouvernement des crevettes-bouquets a décrété un couvre-feu diurne pour les individus mesurant plus de quatre centimètres. Et je peux rajouter que le peuple crevette-bouquet respecte à la lettre les lois temporaires de ses dirigeants. Pas une crevette-bouquet de taille mangeable n’a enfreint le confinement.

Je crois que je suis le seul pêcheur à pied de Bretagne à revenir bredouille (broucouille comme on dit dan le Bouchonois) lorsqu’il sort équipé de pied en cap pour agacer la crevette-bouquet. Je suis aussi un des rares pêcheurs à respecter les tailles réglementaires des prises. J’ai un voisin que je ne dénoncerai pas malgré une forte envie de, qui ramasse tout ce qui reste entre les mailles de son épuisette. Certaines sont tellement petites, qu’elles disparaissent à la cuisson.

J’y retournerai demain, bien que le dimanche la crevette-bouquet ait tendance à aller manger le plancton dans la belle famille.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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11 commentaires sur “Je n’veux plus y aller maman

  1. Je ne vois pas où s’abonner chez toi, ce qui fait que je ne reçois pas tes nouveautés, et qui dit loin des yeux, dit : loin du coeur ! Ce n’est pas franchement ton coeur que je cherche, mais tu vois ce que je veux dire… alors, on fait comment, hum ?

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  2. Ayé, un petit truc vert est apparu en bas de la page, j’ai vite appuyé dessus. Tu as maintenant 8 abonnés, c’est bien cela ? Il faut que tu trouves le widget des abo et que tu le mettesVISIBLEMENT, car 8 abonnés c’est peu et tu mérites mieux, encore fait-il savoir où appuyer pour te suivre.

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