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Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande et ça m’énerve.

Monsieur Daniel Craig a annoncé voilà quelques mois déjà que le James Bond qui sortira prochainement sera son dernier. Bien, pourquoi pas. Sean, Roger, Georges, Timothy et Pierce ont tous rangé l’Aston-Martin un jour ou l’autre, même si parfois quelqu’un leur a donné un coup de main pour le créneau. La planète cinéma et les fans de James Bond en particulier se délectaient en hypothèses et considérations sur l’identité du futur amoureux secret de miss Moneypenny. Beaucoup de noms ont circulé, plus ou moins fantaisistes. Robert Pattinson, mais pas assez underground pour lui, Jean Dujardin mais un peu trop OSS pour lui, Georges Clooney, what else ?, Kad Merad, évidemment, Aldo Maccione, perso mon favori, et tant d’autres. Puis Hollywood a annoncé en grandes pompes que le choix des producteurs s’était porté sur Idris Elba, l’homme le plus chic du monde. Sincèrement, pas mal. Je ne suis pas certain que sir Ian Fleming ait validé ce comédien, mais après tout pourquoi pas. J’avoue être chagriné que l’industrie cinématographique se soucie davantage de son compte en banque que de la véracité littéraire, mais je sais bien que des malfaisants n’hésiteraient pas à soupçonner des relents de racisme, alors que je ne suis pas racisme, j’ai même des disques de Stevie Wonder.

Et puis, coup de théâtre, séisme dans le 7è art, le prochain James Bond sera une prochaine. Lashana Lynch sera la première femme à incarner l’espion au droit de tuer. Enorme vacarme dans le Landerneau médiatique. Madame Lynch est conspuée sur les réseaux qui n’ont de sociaux que l’intitulé. Insultée, victime d’injures racistes et sexistes, elle craquouille et remet en question sa participation au blockbuster. Ignoble, stupide, sous le coup de la loi, tout ce que vous voulez et je suis entièrement d’accord.

Maintenant, laissons de côté la sensiblerie, remettons l’église au Vatican et posons-nous les bonnes questions. #metoo et #balancetonporc ne dépassent-ils pas un chouia leur mission originelle ? La féminisation de la société est vraisemblablement une révolution nécessaire et de nombreux recoins de la société gagneraient assurément à accueillir en leur sein des dames moins belliqueuses que leurs semblables masculins aux mœurs discutables. Toutefois, il me semble que l’art ne doit pas subir cette transformation de la modernité. Je ne comprends pas que les romans de Fleming soient purement et simplement dévoyés par souci de parité. Huez mesdames, je vous en prie. James Bond est un homme, comme Indiana Jones, John Wick ou Joseph Rouletabille. Je n’y peux rien. Peut-être que la vraie révolution doit commencer par l’art et la littérature. Les héroïnes sous-représentées sauront-elles s’affirmer comme leurs égales en chair et en os ?

Imaginons un instant une main mise absolue de la féminité. Un ministère de la féminité qui imposerait l’image de la femme à égalité de celle de l’homme dans les films de cinéma. Nous verrions fleurir des oeuvres improbables telles : Tarzane, Zorra, Les 7 mercenairettes, Une femme nommée jument (pour les béotiens, le film « Un home nommé cheval » existe bien et c’est un chef d’œuvre), Spider-Woman, Little Big Woman, Le cœur des femmes, Ce que pensent les femmes (ah ! celui-ci existe déjà, la révolution est en marche)…

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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