Café du commerce

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

L’autre soir, j’ai écouté madame Bachelot à la télévision (désolé monsieur P. ; désirez-vous que nous lancions une souscription nationale afin que vous puissiez bénéficier d’une boite à cons ?). Et je me suis dit que le gouvernement nous prenait vraiment pour des buses.

Madame Bachelot sanglotait sur la fermeture des librairies argumentant que la raison principale de ladite fermeture était que les clients compulsaient les livres et ainsi risquaient de se transmettre le virus qui demeure actif plusieurs heures sur les surfaces inertes.

Mais WTF !

Qui peut bien gober une connerie pareille (Roger, tu nous remets la même chose) ?

Que le virus survive un certain temps sur des bouquins, je veux bien, je ne suis pas épidémiologiste. Mais que l’on puisse avancer cet argument me fout en rogne. Si telle est la raison de la fermeture des petits commerces, il me semble qu’une mesure assez simple pouvait être mise en place. Chaque boutiquier doit prévoir de l’alcool dilué et des gants jetables pour tous ses clients, avec obligation absolue de se désinfecter les mains avant d’enfiler les gants ET après les avoir enlevés. Certes cette mesure aurait un coût, mais il suffirait d’installer une tirelire dans laquelle les clients se délesteraient de leur petite monnaie et le poids financier serait moindre (Roger, balles neuves).

Je sais ce que vous pensez. Je suis un gros naïf, voire un peu con. Sans doute. N’empêche que la fermeture des petits commerces est une aberration. Pourquoi ne pas dire (plus) clairement que c’est la circulation des personnes qui pose un problème ? Là d’accord. L’ouverture des commerces de proximité entrainerait un surcroit de circulation urbaine. Mais depuis le temps qu’on nous bassine avec les distanciations sociales, je crois que la grande majorité des gens a compris que les frottements intempestifs sont fortement déconseillés. Les flics pourraient continuer à verbaliser les fautifs en manque d’attestation, et faire en sorte que les personnes ne se regroupent pas pour acheter des godasses. Merde à la fin, nous ne sommes pas des gosses ! (Roger, une mouche est tombée dans mon verre, elle s’est cassé une patte)

Même les restaurants pourraient s’accommoder de ces restrictions. Les milliards que le gouvernement injecte dans les sociétés en péril sont peanuts par rapport au nombre d’établissements qui devront fermer leur rideau définitivement. Ok, pour les bars, les discothèques et même les salles de spectacle, je ne vois pas de solutions. Un peu de bon sens crotte ! J’en ai plein les bottes de remplir cette attestation pour accomplir des actes simples qui pourtant me mettent en danger. Foutez-nous la paix avec vos papelards de merde ! (Roger, rhabille les gosses)

Suis-je le Français râleur par excellence ? Franchement, je ne crois pas. En quatre mois de confinement 1 et 2, je n’ai discuté, en direct, qu’avec un copain. Une seule et unique personne (en dehors des commerçants cela va sans dire). Et je ne suis pas le seul. Quand je marche jusqu’en ville, tous les jours, je vois les mêmes personnes hagardes sur le pas de leur porte ou à arracher le moindre brin d’herbe dans l’allée du garage. Et presque tous me disent bonjour. Hors confinement, personne ne me salue. La solitude et le désœuvrement sont, peut-être, plus redoutables que la covid (Roger, un dernier, on ne part pas sur la tournée du patron).

Voilà. Mon coup de gueule mensuel. Je n’ai ni légitimité ni intelligence supérieure pour fustiger nos gouvernants. J’estime que la jugeotte populaire devrait être davantage étudiée. Je suppose que vous n’adhérez pas tous à mes théories, moi-même j’ai des doutes.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

(Roger, on ne va pas partir sur trois pattes… Au fait Roger, comment ça se fait que tu sois ouvert ?)

8 commentaires sur “Café du commerce

  1. bonjour,
    Mme Bachelot expliquait que le virus reste de sept à dix heures sur les revues et livres et donc personne ne peut rester toute la journée à tout désinfecter les petits endroits qui sont aménagés pour être à l’aise pour les consulter.

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  2. Bonjour, j’ai lu votre texte, et je vous rassure si tant est que cela soit nécessaire que vous n’êtes pas le seul râleur, et je vais faire une réponse qui n’a rien à voir, mais un peu quand même. Pour avoir votre livre ‘Dossiers froids » il suffit tout simplement de le commander en librairie, avec un ou une vraie libraire qui en plus sera ravi ou ravie de faire plaisir. Mais surtout un ou une libraire en chair et en os. Oui, j’insiste. Très bonne journée. Bien cordialement, Louise Salmone

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