Chroniques universelles

(en l’absence de bonne réponse à notre grand jeu du TIC, je me vois dans l’obligeance de vous huer avant de vous dévoiler l’incroyable vérité ; il s’agissait du détecteur de fumée dont la pile en fin de vie annonçait de manière particulièrement énervante que le temps était venu de la changer ; je sais que c’est un peu décevant, mais que voulez-vous, la vie est décevante ; en vous remerciant)

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Je me demande s’il existe d’autre formes de vie dans l’univers. Bon, je reconnais que ce n’est pas très original comme interrogation métaphysique, toutefois, si vous avez suivi l’actualité récente, vous avez appris que deux événements concomitants ont eu lieu dans l’espace intersidéral.

Le premier concerne la Lune et les Chinois. Certes, la Lune c’est un peu la banlieue en matière d’univers, mais mon petit doigt me dit que si les nouveaux maîtres du monde dépensent leurs sous pour retourner sur un satellite sans intérêt selon les Ricains, c’est que les Ricains sont passés à côté de quelque chose. L’eau. Qui dit eau dit vie. Enfin, d’après nos savants un peu engoncés dans leurs certitudes théoriques. En guise d’illustration, je vous livre, ici, un dialogue (presque) authentique échangé avec un vieux prof sympatoche lors d’une autre vie.

Moi : – Alors l’ancien, quoi de neuf sur la planète ?

Il lisait toujours le quotidien local, aux récréations, en salle fumeurs.

Lui : – La prochaine fois que tu m’appelles ainsi, c’est ta nécrologie que je lirai.

Moi : – Excuse-moi, ô grand Mamamouchi ! Les savants de ton espèce ont-ils fait de grandes découvertes qui nous bouleverseraient, nous autres, immondes pucerons ignares ?

Lui : – Je t’ai déjà dit qu’en matière de physique, l’essentiel était déjà connu.

Moi : – Tu m’as également dit, ô maître de Lorient dans le Morbihan, que des êtres vivants ne pouvaient vivre sur le Soleil, même la nuit.

Lui : – T’es con ! Quinze millions de degrés, c’est un brin chaud pour survivre.

Moi : – Certes, selon les lois physiques terrestres. Mais qui nous dit, ô empereur des sciences, que nos lois terrestres sont valables partout dans l’univers ? La salamandre, le scorpion ou la fourmi résistent déjà assez bien aux flammes non ?

Lui : – Ouais, jusqu’à deux ou trois-cents degrés grand max. Sur le Soleil, tu pourrais en faire des brochettes.

Le problème avec les physiciens, c’est qu’ils ne voient pas plus loin que le bout de la Terre. Au-delà, c’est l’inconnu, donc l’impossible. Ils manquent un peu de poésie ces cons-là. Pourquoi n’y aurait-il pas de vie sur le Soleil ? Rien n’interdit de penser que des êtres se sentent parfaitement à l’aise dans les flammes. Et puis avouez que c’est sans doute assez économique en terme de chauffage.

Les Chinois auraient-ils vaincu cette barrière intellectuelle ? Patience.

Le deuxième événement est passé un peu inaperçu en ces temps incertains quand la fièvre d’un président de la république accapare l’essentiel de l’information. Des astrophysiciens de je ne sais plus où, ont capté pour la première fois de l’histoire de l’humanité un signal radio issu d’un autre système solaire que le nôtre. Je suis un peu dubitatif car, si cette info est confirmée, elle signifierait que les extraterrestres maîtrisent une technologie semblable à la nôtre. J’imagine aussi assez bien la déception des savants lorsqu’ils se rendront compte que le fameux signal n’est autre qu’une énième diffusion de « Born to be alive » qui se serait égaré au-delà de la Voie Lactée.

Rien ne m’excite davantage que de savoir si la vie intelligente existe ailleurs que sur cette bonne vieille Terre. Je fais partie de ceux qui estiment que si les bactéries sont parvenues à se transformer en Jean-Claude Van Damme sur notre orange bleue, il n’y a pas de raison qu’elles n’aient pas fait la même connerie ailleurs. En revanche, je ne souscris pas à la vision des grands auteurs de science-fiction qui, dans la majorité des cas, inventent des créatures anthropoïdes ou, pour le moins, fort proches des êtres terrestres. Vu l’infinité de l’univers, les possibilités sont également sans fin. Je me plais à imaginer que l’immensité de l’univers probable n’est qu’un atome du corps d’un être ou, au contraire, que chaque particule de notre atmosphère renferme des milliards de mondes inexplorables.

J’aime aussi beaucoup la théorie des mondes parallèles, mais ceci est une autre histoire.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

 

21 commentaires sur “Chroniques universelles

  1. Sans prétendre que vous donniez comme votre conviction profonde l’idée qu’il puisse y avoir de la vie sur le soleil, je souhaite tout de même apporter quelques éléments de réponse dans le sens de l’orthodoxe « maître de Lorient dans le Morbihan ». Les lois de la physique, de la chimie, de la biologie sont supposées valables pour tout l’univers, aussi infini soit-il, c’est-à-dire pour tout l’univers physique, chimique et biologique. Si on n’admet pas ce postulat, on n’admet aucune de ces sciences comme pouvfondées sur des lois. Partant de là, le principe est : Mêmes causes, mêmes effets. Ce principe s’entend en général comme impliquant des variations somme toutes peu spectaculaires entre différentes parties de l’univers, et les savants qui cherchent aujourd’hui de la vie sur d’autres planètes recherchent des planètes pouvant présenter des caractéristiques pas trop différentes de celles de la Terre, à savoir, premièrement, des planètes qui soient dans la « zone habitable » de leur étoile. Parce que ceux qui cherchent de la vie le font avec une certaine idée de ce qu’est la vie, en gros de « longues molécules à forte teneur en carbone » : aucune molécule de cette sorte ne pourrait se maintenir aux températures d’une étoile, et ces molécules ne peuvent se maintenir théoriquement que dans un certain écart de températures et d’autres conditions physiques qui définissent une « zone habitable ».

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  2. Une fausse manip m’a fait envoyer le message précédent alors que je n’avais pas fini. Désolé. Je poursuis donc. Le principe « mêmes causes, mêmes effets » peut, selon d’autres, et notamment le Japonais Magoroh Mayurama, présenter des surprises selon le principe « petites causes, grands effets », qui s’est dégagé plus récemment des travaux physiques sur les turbulences et la théorie du chaos, et alors de petites différences dans les conditions initiales pourraient produire un spectre de phénomènes différents bien plus large.

    Maintenant, s’agissant de la recherche de vie extraterrestre, le consensus scientifique me semble clairement être que la vie extraterrestre existe sur d’autres planètes et que la question restant pendante est de savoir s’il existe de la vie intelligente. On définit cette vie intelligente comme une forme de vie qui, à un certain stade de son développement, serait capable d’envoyer des ondes radio, et il n’y a pas de consensus scientifique aujourd’hui sur ce point, mais pas parce que l’idée d’une vie intelligente extraterrestre serait trop étrange pour les scientifique, mais parce qu’on n’a encore détecté aucun signal de ce genre et que c’est difficile à expliquer vu le nombre d’étoiles et de planètes dans l’espace. On n’arrive pas à expliquer pourquoi, s’il y a de la vie intelligente, elle n’est pas déjà chez nous, en gros : c’est le « paradoxe de Fermi ».

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  3. On peut ajouter que, loin que l’idée de vie extraterrestre intelligente paraisse étrange aux scientifiques, c’est plutôt son absence qui le serait et qui demanderait un travail d’explication, car selon le principe « mêmes causes, mêmes effets » il est certain, d’autres planètes présentant les mêmes conditions que la Terre existant et quelques-unes ayant même déjà été identifiées, le principe devrait conduire à l’existence d’une vie civilisée, émettant des ondes radio, comme la civilisation terrestre. Puisque j’ai cité le principe « petites causes, grands effets », il se pourrait que ce soit une petite cause sur la Terre qui ait produit un grand effet qui ne se trouve pas ailleurs : la vie intelligente. Mais cela reste tout de même moins probable, sans doute, que l’autre hypothèse.

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      1. C’est gentil ! Je viens justement de le terminer ton roman. Quelques commentaires à venir en privé (oui, messieurs, dames, on communique aussi en privé , nous !).
        PS : pour monsieur P. : je me ferai une raison. Je suis persuadé que ce n’était pas un si bon coup que ça… !

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  4. En effet je rejoins ton raisonnement : pourquoi n’y aurait-il pas d’autres vies, que ce soit sur le soleil ou ailleurs dans l’univers ?
    Sans doute existe-t-il des planètes encore plus accueillantes que la nôtre où vivent des êtres à l’intelligence plus que supérieure à la nôtre.
    Et dans ce cas, j’imagine plusieurs autres exemplaires de toi sur ces différentes planètes. Dans ce cas, tous réunis, ils pourraient se lancer dans un « one man show » chacun et nous faire mourir de rire.

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