Des pages et des page et des pages

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, j’aime partager (mais pas trop non plus).

Récemment, ici-même, j’ai un peu égratigné un monsieur qui présente des livres à la télévision. Je crois que vous avez compris que je ne parage pas du tout ses goûts en matière de littérature (il fait partie de ceux qui ont encensé le roman My absolute darling, dont j’ai dit beaucoup de mal voici quelques jours).

Mes choix littéraires me dirigent vers des romancières et des romanciers capables de raconter des histoires sans les émailler de conseils philosophiques ou éthiques, et surtout sans donner de leçons. Je ne déteste pas grand monde, à part les donneurs de leçons.

J’ai donc décidé de partager quelques noms avec vous. Des auteurs oubliés, méconnus, parfois ni l’un ni l’autre, mais toujours des raconteurs d’histoires. Des écrivains qui ont forcément lu Le Comte de Monte-Cristo.

J’éprouve une grande sympathie pour la littérature populaire du début du 20è siècle. Des auteurs directement héritiers des Dumas, Sue, Zola. D’ailleurs, mon entrée en littérature s’est faite au contact de l’un d’eux, Maurice Leblanc. Pré-adolescent, j’ai lu l’intégralité des Arsène Lupin, que je me délecte de relire lorsque je me réincarnerai en maître du monde, dans une cinquantaine d’années. J’ai également dévoré un autre roman de Leblanc qui s’intitule La Vie extravagante de Balthazar. Un petit bijou dont je n’ai plus le moindre souvenir. On associe souvent Gaston Leroux à Maurice Leblanc, à raison. Les aventures de Joseph Rouletabille sont de véritables nectars. Le cinéma a su rappeler au bon souvenir populaire les intrigues célèbres du détective, en revanche le 7è art n’a pas encore exploré, à ma connaissance seule la télévision l’a fait voici fort longtemps, les tribulations de l’irrésistible Chéri-Bibi et de son compère la Ficelle. Assurément une piste à creuser pour messieurs Chabat, Dupontel, Hazanavicius ou madame Maïwenn. Ou pourquoi pas monsieur Tarantino. (j’ai cité une partie des meilleurs selon moi, par pure charité laïque, je n’écrirai pas le nom de ceux qui gâcheraient l’œuvre de Gaston Leroux)

Il est très peu d’écrivains dont j’ai lu la totalité de la production. Il en est un pourtant que je lisais méthodiquement dans les années 80 bien qu’il fût considéré à peu près à la hauteur d’un Paul-Loup Sulitzer (que je n’ai jamais ouvert). Ce romancier avait pondu coup sur coup trois romans absolument formidables : La Nuit des enfants-rois, La Gagne et Les Enfants de Salonique. Puis son inspiration a disparu et il n’a plus écrit que de la bouse (oui, je noie le poisson car je ne retrouve plus son nom et je ne veux pas me servir de gogol)… Bernard Lentéric.

J’ai aussi lu tout Brajavel. Et sincèrement, je n’aurais pas dû. Car René Barjavel est mort, et par conséquent il aura du mal à m’émerveiller à nouveau.

Robert Merle, Pierre Péju, Serge Brussolo, Daniel Pennac, Pierre Pelot et tant d’autres.

Pardon pour la parité mesdames, j’ai très peu d’écrivaines dans mon panthéon et vous m’en voyez navré. Toutefois, je considère Isabel Allende comme la plus grande auteure contemporaine et son roman La Maison aux esprits, comme le chef d’œuvre absolu, après Le Comte de Monte-Cristo bien entendu.

Pour finir, je ne peux m’empêcher de conseiller aux amateurs de polars qui, comme moi, se lassent des romans contemporains sanglants, violents, truffés de tueurs en série, de s’aventurer dans les années cinquante aux Etats-Unis. Hammett, McBain, Thompson, Williams, et mon préféré, Chester Himes et les inénarrables Cercueil et Fossoyeur devraient largement vous occuper pendant le troisième confinement.

Crotte, j’ai failli oublier James A. Michener (Chesapeake, La Source, Alaska) si vous aimez les sagas géographiques de plus de mille pages. L’extase.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

5 commentaires sur “Des pages et des page et des pages

  1. Je partage pleinement votre intérêt pour les auteurs cités même si certains ne se sont pas présentés à moi. Pour Barjavel, « Ravage » et « Le Voyageur Imprudent » ont considérablement marqué mon adolescence.

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