Sur mon 31

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je recycle deux fois de suite.

Vu le succès du récit de mes pérégrinations éducationationalesques lors de mon billet précédent, ainsi que les réactions assez variées sur la théorie des trois tiers, j’exhume un nouveau texte issu de mon expérience professorale. Comme l’année se termine, que vous êtes fatigués, je vous propose quelque chose d’un peu plus léger.

Les rencontres parents/profs

Il m’arrivait rarement d’envier mes collègues enseignant telle ou telle discipline (quoique les collègues d’E.P.S….). Il était pourtant deux ou trois périodes de l’année où j’aurais adoré enseigner la technologie, la musique ou les arts plastiques (le dessin pour les plus âgés d’entre vous, dont je fais partie, qui, comme moi, n’ont jamais eu de cours d’ « arts plastiques », mais des mauvais cours de dessin avec un prof de Maths ronchon, comme tout le monde).

Reprenons au début.

Quatre ou cinq fois par année scolaire, l’administration des établissements organisent ce que l’on appelle couramment les rencontres parents professeurs. Une soirée par niveau en général, parfois deux en sixième. Au préalable, les parents demandent à rencontrer certains professeurs de leur(s) enfant(s), et le principal-adjoint s’arrache les cheveux pour concocter des emplois du temps qui conviennent à tout le monde (aux parents en priorité, aux profs accessoirement…). Je reconnais que si le poste de principal, et surtout de proviseur, peut être enviable, surtout dans les grands établissements car ils ne fichent absolument rien d’autre que du relationnel, ce n’est absolument pas vrai pour son adjoint. Un vrai boulot de chien. Même si les logiciels leur donnent un sacré coup de main pour bidouiller les emplois du temps, il faudrait me payer cher pour postuler au rôle d’Iznogoud. Beaucoup d’adjoints sont surnommés Iznogoud car ils rêvent d’être principal à la place du principal. CQFD.

Donc, l’adjoint nous remet une feuille, plus ou moins noircie, quelques jours avant la date fatidique de la rencontre, puis il détale à toutes jambes pour s’enfermer, en sécurité, dans son bureau. S’ensuit un jeu de dupes. Les profs de techno et de musique sifflotent en pliant nonchalamment la feuille A4 quasi vierge qu’ils ont trouvée dans leur casier. Les profs de Maths, de langues et de Français avalent discrètement un anti-dépresseur pour supporter la vision insupportable des quarante-cinq rendez-vous programmés toutes les sept minutes, sans pause-pipi, et pour ne pas déposer des mines anti-personnels sur le seuil d’Iznogoud.

Un jour, j’ai aperçu la feuille d’un prof de techno qui enseignait sur tout le niveau. Cinq classes de cinquième dont une dans laquelle il était professeur principal. Il avait trois rendez-vous entre dix-sept et dix-huit heures, et il râlait parce que ces trois rencontres ne se suivaient pas exactement. Il serait donc obligé de patienter en attendant le chaland. Après réflexion, je repliais mon cran d’arrêt pour ne pas commettre l’irréparable, et lui fourrait sous le nez ma propre feuille entièrement couverte des noms de soixante-quinze pour cent des élèves de mes deux malheureuses classes. A peu près quarante rendez-vous. A raison de un toutes les sept minutes, en commençant à dix-sept heures pétantes, je pouvais espérer quitter le collège vers vingt-deux heures, en comptant les débordements inévitables. Voire vingt-deux heures trente. Techno-man enfilerait son pyjama à cette heure-là.

Pour couronner le tout, il arrive que les rendez-vous commencent tout de suite après une journée de cinq ou six heures de cours. Le temps de courir aux toilettes, de sniffer un rail de coke et en avant Guingamp.

Le but de ces rencontres consiste principalement à dresser le bilan de la moitié d’année studieuse d’un gamin. Elles ont souvent lieu en janvier ou en février. Néanmoins, un enseignant averti, vous dirait sans détour que l’observation est la qualité principale à développer à ce moment-là. Nous en apprenons beaucoup sur les conditions de vie des mômes en rencontrant les parents. Quelques fois trop, et l’écœurement nous guette. Et parfois, nous pouvons adapter, en conséquence, notre attitude, voire notre pédagogie face au jeune.

Petit florilège.

– un petit gars rondouillard, sympathique malgré une timidité maladive, se retrouve flanqué de sa mère à sa droite et de son père à sa gauche. Visiblement les deux adultes ne se parlent pas et se servent de leur fils comme d’un tampon entre eux deux. Je me souviens du regard gêné du garçon quand ses parents se jetaient au visage la responsabilité de ses difficultés. Au bout de sept minutes (plus vraisemblablement dix ou onze), je me lève pour signifier la fin de l’entretien. La mère attrape violemment la main du gosse et disparaît sans un au-revoir. Le père, piteux, traîne un peu pour excuser l’impolitesse de son ex-femme. Il en profite pour rajouter que son ex-épouse est sous traitement médical. La pique gratuite.

– une maman se présente seule. Elle a exigé un rendez-vous avant dix-huit heures. La raison me saute au nez. A dix-huit heures, c’est l’heure de l’apéro. Clairement, elle a pris un peu d’avance. En oubliant les cacahuètes.

– un papa d’un âge certain se présente seul. Je développe pendant quatre minutes un exposé plutôt flatteur sur sa fille, très bonne élève, bien que d’origine étrangère. Elle est arrivée en France à neuf ans sans parler un traître mot de la langue et à quinze ans, elle est première de sa classe, haut la main, et, ce qui ne gâche rien, elle est extrêmement sympathique et très polie. Il ne me dira rien, pas un mot. A tel point que je me demande s’il comprend le Français. Des larmes se frayent un chemin sur ses joues parcheminées quand il me quitte après une poignée de main chaleureuse. Je mets quelques secondes à comprendre que ce sont des larmes de fierté et de bonheur.

– une maman se présente avec sa fille. Une gamine gentille comme tout, nulle en classe et un peu délurée pour son âge. L’administration lui a demandé une fois ou deux de se changer (éventuellement avec ses affaires de sport) car sa tenue était trop incorrecte. La gamine avait semblé surprise. Vue la tenue de sa mère, cela s’explique. J’ai cru qu’elle allait me donner ses tarifs quand elle a remis en place un sein qui menaçait de surgir de son abri en dentelle noire. J’ai su, bien plus tard, que cette femme faisait effectivement commerce de ses charmes. Je ne sais pas ce qu’est devenue la gosse.

– un papa se présente avec sa fille. Heureusement pour moi, la demoiselle est sympathique et bonne élève. Juste un peu bavarde. Toute la détresse du monde dans le regard de la jeune fille quand elle entend que je lui reproche un petit manque d’attention. Je crois entrevoir un tremblement chez elle. Le papa ne fait aucun commentaire. Originaire du Caucase, c’est un homme extrêmement impressionnant. Il pourrait faire du cinéma pour jouer les méchants sans aucun maquillage. Je les vois quitter la classe avec un pincement au cœur. La soirée à la maison risque d’être houleuse. Le lendemain, je demanderai à la gamine comment s’est passé le retour. Comprenant mon inquiétude, elle m’affirmera avec un sourire que jamais son père ne porterait la main sur elle. En revanche, elle me confie que son malaise de la veille venait du fait qu’elle savait que son papa aurait de la peine à cause des bavardages de sa petite fille.

– des parents ne se présentent pas. Sans passer un coup de fil au bahut pour présenter une excuse valable. Cas classique. En général, il s’agit de ceux que nous aimerions rencontrer justement. Autre cas, celui du gamin qui a omis de donner l’heure, voire le jour, du rendez-vous à ses géniteurs. C’est rarement le premier de la classe… Le seul avantage de ces deux cas, c’est qu’ils permettent de rattraper le temps perdu avec les parents de la première de la classe qui ne manqueraient ce rendez-vous pour rien au monde tant ils apprécient qu’on dise du bien de leur descendance. C’est nous qui l’avons fait !

– des parents, propres sur eux, chignon pour madame, cravate pour monsieur, se présentent à moi, vers vingt-et-une heures trente. Des rendez-vous à dix-sept heures quelle hérésie ! Nous avons un emploi monsieur ! Et moi connasse, je fais quoi là ? Je me gratte les couilles devant la télé en buvant de la bière ! Pardonnez ce langage peu châtié, lecteurs adorés, mais parfois le regard ou les remarques de certaines personnes sont un brin horripilants. Ces gens hautains qui considèrent que les profs se trouvent entre l’escargot et le phacochère dans l’évolution des espèces me hérissent le poil. Je me souviens d’un père traitant ouvertement tous les profs du collège de bons à rien incapables de maîtriser son enquiquineur de fils. Quand il fut face à moi, il répéta sa diatribe. Je lui exposais mon point de vue en prenant l’exemple d’un boucher d’une rue adjacente qui fournissait une viande plus que douteuse à ses clients. Je lui signalais que mécontent du commerçant, j’avais juste changé de boucherie, sans faire de scandale. Il pouvait donc prendre exemple sur moi et inscrire son fils dans un autre collège. Il en resta bouche bée. C’était le boucher.

– un papa me tutoie d’entrée. Il tutoie tout le monde. Survêtement blanc, chaîne en or apparente sur paillasson pileux, smartphone à la main. La nausée monte en moi. Je persiste à le vouvoyer lui précisant que nous n’avons pas gardé les cochons ensemble. Il s’en fout et commence à me raconter qu’il a fait les quatre-cents coups dans les murs de ce collège. Mais que tout le monde l’aimait bien car il était la star. Il n’y en a que pour lui. Il me parle de sa fille, en grande difficultés scolaires, une trentaine de secondes, à la fin de l’entretien. En rigolant. Sa fille est un génie qui ne demande qu’à éclore. Elle prend son temps, c’est tout. Ah bon ! Je n’ai pas la même analyse, mais je m’abstiens de développer tant j’ai hâte de voir disparaître cet affreux. Pauvre gamine. Je pense souvent à elle. J’espère qu’elle s’en est sortie malgré ce père inconscient et égocentrique. Le lendemain, j’ai interrogé mes collègues les plus anciens de l’établissement. Se souvenaient-ils de ce bonhomme puant ? Curieusement, le regard de chacun s’est dirigé vers le plafond, dans un long long soupir.

– un gamin se pointe une deuxième fois. Une heure et demie auparavant je l’ai reçu en présence de sa mère. Cette fois, il est accompagné de son père. L’institution nous oblige à recevoir, séparément s’ils en font la demande, les parents divorcés ou séparés. Vu le taux de divorce dans notre pays, bientôt, il faudra se faire livrer une pizza en cours de rendez-vous et prévoir un matelas gonflable et un sac de couchage pour finir sa nuit à même le sol de la classe.

– pêle-mêle : une file d’attente de quarante-cinq minutes dans le couloir devant ma porte ; des grands-parents faisant office de parce que vous comprenez notre fille a autre chose à faire ; une coupure de courant très embarrassante car il fallait juste remuer pour que les détecteurs de mouvements rallument les plafonniers ; dix minutes de discussion acharnée sur le cas d’un gamin, avant que je le vois arriver juste après avec sa mère (c’est pourquoi je demande aux enfants d’être présents dans la mesure du possible lors de ces réunions) ; une maman me demande une feuille de papier pour occuper la petite dernière qui n’a pas le compas dans l’œil vu l’état de la table après son départ ; papa et papa ; maman et son nouveau copain couvert de tatouages et avec un sérieux problème d’hygiène bucco-dentaire ; un petit coucou de la grande sœur qui aimait bien son prof de Français de sixième et qui rentre en fac de médecine ; une collègue prof (de lycée…) particulièrement infecte car je ne sais pas prendre en compte les difficultés de son fils ; un chiot incontinent ; une marâtre ; des dizaines de bébés aux poumons plus ou moins développés ; un pétomane.

Toutefois, le plus redoutable, c’est la fatigue. Au bout de trois heures et demie à répéter toujours la même chose, à des détails près, le cerveau finit par crier pouce. Il faut alors parvenir à se mettre en position discussion automatique. Pas simple. Un soir, sans aucune raison, j’ai senti, au quarante-troisième rendez-vous, mon menton bouger sans que je ne lui ai rien demandé. Chez moi, cela signifie l’arrivée d’un fou rire. Panique à bord. Pour vous aussi, j’imagine, ce genre de manifestation corporelle est totalement incontrôlable. Je me vois donc dans l’obligation de me cacher derrière mon grand mouchoir en tissu (oui, en hommage à mon grand-père, je porte toujours sur moi un grand mouchoir en tissu, dont je ne me sers jamais sinon pour essuyer mes lunettes, je ne suis donc pas un nid à microbes ambulant), en tout cas, la mère face à moi ramasse en vitesse ses affaires pour fuir le « malade » qu’elle voit en moi. Ouf ! Rideau !

Le couloir est vide. Les deux derniers parents ont jeté l’éponge. L’attente est trop longue, il est vingt-deux heures passées. J’aurai droit à une remarque acerbe sur mon manque de ponctualité, demain, dans un carnet de correspondance. J’aperçois le principal-adjoint, au bout du couloir. Ostensiblement, il regarde sa montre et soupire. J’ai dépassé la limite, je suis le dernier. Je vais encore subir les quolibets en salle des profs, dès demain matin. Si Iznogoud n’est pas rentré chez lui, c’est qu’il est le gardien des clés. Il doit fermer les grilles derrière moi. Il en a encore pour vingt bonnes minutes. Je le plains au fond. Il a dû s’ennuyer un bout depuis cinq heures qu’il fait le pied de grue à tous les étages du bahut en cherchant des sujets de conversations pour occuper les parents qui poireautent. Je balance mon cartable sur le bureau en espérant n’avoir pas oublié de préparer mes heures de cours du lendemain. Le coup de blues ne prévient pas. Pour un peu, je m’assoirais pour chialer un bon coup. J’ai du mal avec les petits fragments de la misère humaine. J’endosse mon manteau, il fait frais à vingt-deux heures, en février, dans n’importe quel coin de Bretagne. Le parking est désert. Il ne reste que ma voiture et celle d’Iznogoud. Une immense lassitude s’empare de moi. Le fou rire est oublié. Les bruits de la ville s’éteignent. Un coyote hurle au loin. L’homme seul fourbit son fusil avant de le glisser sous son lit. Il ne dormira que d’un œil. Les derniers volets se ferment. Les verrous claquent. Les rares voitures se dépêchent. La cité est rendue aux ombres. Les réverbères hésitent à trouer l’obscurité. Dans les égouts, les rats grouillent en attendant leur heure. La nuit est là.

Moi je rentre chez moi, à trois kilomètres. Un bouillon, un suppo et da gousket.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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21 commentaires sur “Sur mon 31

  1. Chaque jour que Dieu fait, je remercie ma mère de ne s’être point rendue aux différentes réunions parents/professeurs. De toutes façons, elle était déjà assez convoquée le reste de l’année. Non que je fusse un pénible, mais je ne faisais jamais mes devoirs, ce qui avait le don d’énerver les enseignants. Et puis, il y eut aussi les fois où je me perdais en chemin, et je me retrouvais à vagabonder ci et là dans la campagne. J’ai même eu passé tout un samedi matin dans les caves de l’immeuble. Il arrivait qu’un voisin retrouvât mon cartable dans un coin.
    Par contre, pour ce qui est de mes enfants, oui, j’aimais les accompagner. J’ai honte (mais pas tant que ça, en fait), mais c’était dans le seul but d’entendre les compliments faits sur leur conduite, leur politesse et leur respect. Et puis, avec une moyenne de neuf, voire dix en certaines matières, j’avais le droit d’en tirer vanité, non? Dans le cas contraire, j’aurais envoyé ma femme.
    Une anecdote marrante: pendant que nous attendions notre tour devant une classe du lycée hôtelier où étudiais mon fils, je suivais la conversation de la mère d’une jeune fille avec le professeur de je ne sais plus quelle matière.Ce dernier ne tarissait pas d’éloge sur les résultats de la demoiselle.Au bout de quelques minutes, la mère l’interrompt pour lui demander: mais, vous êtes sûrs que vous parlez de ma fille, là? En fait, le gars s’était trompé d’élève. Ses résultats à elle était très nettement moins bon. Mais la mère était assez lucide sur les capacités de sa môme.

    Aimé par 1 personne

  2. Merci Patrick !
    C’est à la fois très drôle et bien triste…
    Je te remercie pour cet excellent article qui nous permet de découvrir « les cuisines » et le monde merveilleux de l’enseignement et de la difficulté d’être prof dans nos sociétés.
    Tu sais dans les années 50 mes deux grands parents étaient instituteurs. J’ai toujours été fière de cela parce que je sais que les diplômes et le chemin pour obtenir cette fonction, n’étaient pas donnés à tout le monde. Mon grand père qui est malheureusement devenu veuf à 28 ans( avec 2 enfants de 4 ans et 18 mois), et bien malgré le drame personnel, il est quand même resté dans l’Éducation Nationale.
    Il a finalement craqué et a très vite démissionné de l’Éducation Nationale, il ne supportait pas la mentalité et déjà n’adhérait pas à ce qu’on attendait de lui…
    Bonne journée à toi
    Corinne

    Aimé par 2 personnes

      1. Et à l’époque il a déclenché les foudres de Zeus…
        Et celui qui avait sorti « La fabrique du crétin »…
        Celui-là aussi a été jeté aux feux de l’indignité nationale…
        Je te souhaite une bonne journée
        Pour les vœux de bonne année je ne suis vraiment pas douée.
        Mais j’y réfléchis 😉
        Bisous
        Corinne

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  3. Je trouve que ton texte explique parfaitement, pour moi qui ne connais pas ce métier de l’intérieur, la place, inconfortable, des enseignants. J’y ai vu le mirroir des situations sociales. C’est superbement écrit ! Seul point négatif😉, pour moi qui suit plutôt sensible à la détresse humaine, j’ai du lire avec la larme à l’œil de l’émotion difficile à contenir. Mais c’est quand même comique parfois, à la Charlie Chaplin, et ça c’est encore un complément ! Bonne dernière journée 2020 ! Alain « Bibliofeel »

    Aimé par 3 personnes

  4. Un coyote hurle au loin… T’es sûr que c’était pas plutôt une mouette rieuse (penduick) ?
    C’est une très bonne chronique (et allez, encore un compliment), peut-être aussi parce que j’ai toujours préféré les coulisses de la vie à sa devanture. Bonne fin d’année à toi.

    Aimé par 1 personne

  5. 102 abonnés Monsieur Jourhdumeur, déjà ? dire que l’on vous a connu tout petit, comme le temps passe… vite ! 😉
    (tu auras remarqué que je te vouvois là ? C’est souvent à partir de 100 abonnés que cela me prend, mais ça passe avec le temps…)

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