Mort fine

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je suis monomaniaque.

Par hasard, ce matin, j’ai vu une vidéo (alors, je vous précise tout de suite que je n’ai aucune coordonnée à vous communiquer, c’était sur FB et je n’ai pas réussi à retrouver le document). Le film présentait un homme qui parlait devant une petite assemblée totalement mortifiée. Il racontait une anecdote de sa jeunesse alors qu’il militait dans une association qui tentait de venir en aide aux enfants atteints d’un cancer (pour l’association, je meuble un peu, en vrai, je ne sais pas trop d’où il sortait). A l’époque, un protocole était à l’étude. Il s’agissait de sélectionner des enfants malades et de leur administrer des vitamines pour une moitié, et un placebo pour l’autre moitié. Des scientifiques fondaient beaucoup d’espoir sur cette expérience. Problème, ils manquaient d’argent. 150 000 francs à l’époque. Le type raconte alors qu’il démarche un laboratoire pharmaceutique. Il est reçu par un responsable qui lui assène la phrase suivante : »Pourquoi voulez-vous que je vous aide à guérir des gens alors que mon métier repose sur la persistance de la maladie ».

Je ne certifie pas la véracité absolue de ce que je rapporte ici, mais globalement c’est assez fidèle.

Je vous ai déjà parlé de mon diabète et de ma réflexion (qui n’engage que moi) à propos de ma maladie. Être diabétique aujourd’hui signifie que vous serez très bien soigné. En gros, avant 75 ans, si vos n’êtes pas trop stupide, vous vivrez à peu près normalement (je parle des diabétiques qui ne sont pas insulino-dépendants). En revanche, vous êtes absolument certain que vous ne serez jamais guéri. Pourquoi ? Parce que les laboratoires ne peuvent pas sacrifier leur poule aux œufs d’or. La manne financière que représente le diabète est phénoménale. A raison d’une centaine de millions de diabétiques dépistés sur la Terre (à une vache près), les profits sont gigantesques (imaginez un traitement annuel aux alentours de 100 euros ; en réalité je n’en ai pas la moindre idée ; vous avez déjà vu un prix sur un médicament remboursé vous ?). Bref, à la louche, 10 milliards d’euros, mais sans doute beaucoup plus. Petite anecdote au passage. Tous les diabétiques sont équipés d’un testeur de glycémie et des consommables qui vont avec. Savez-vous à quoi servent ces engins ? A rien. Le généraliste se fout complètement de vos glycémies quotidiennes. Le seul truc qui l’intéresse c’est ce que l’on appelle l’hémoglobine glyquée. Une analyse trimestrielle, en laboratoire, qui calcule aussi la glycémie, mais sur trois mois. Lorsque j’ai fait remarquer à mon médecin l’inutilité de la dépense représentée par mon testeur et ses fournitures, je vous promets qu’elle a été gênée. C’est une femme très sympathique et un médecin compétent. Elle a juste signé un pacte avec un diable de la chimie. Légalement.

Nous sommes très chanceux. Nous vivons dans un monde qui soigne ses malades, enfin pas partout (j’ai hésité à employer le terme « occident », mais je le trouve complètement con pour une planète ronde ; comment ? La Terre n’est pas ronde !). Mais qui s’arrange pour ne pas trop les guérir. L’économie nécessite une population souffrant d’une pathologie ou d’une autre afin de faire vivre les bien-portants qui bossent pour l’industrie chimico-pharmaceutique. Vive(nt) les affections de longue durée (ALD).

Traitez-moi de complotiste, je m’en fous. Néanmoins, si vous ne souffrez pas d’une ALD, votre avis ne me passionne pas.

Botte de crique ! Je m’étais promis d’éviter les sujet polémiques et plutôt essayer de vous faire sourire. Le naturel me rattrape. Le cynisme des lobbies m’exaspère. Je suis bien trop naïf.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

11 commentaires sur “Mort fine

  1. Mince, alors… ! Là, je rentre de mon petit footing matinal, sous une pluie glaciale (du coup j’ai fais que 25 bornes, ce matin, mais si ça s’arrange, je ferais mes 80 bornes en vélo dans l’après-midi) et juste avant de faire mes 300 pompes (sur un bras pour moitié) et 200 tractions, et voilà que je lis ton billet d’humeur, et toute cette histoire sur les médocs et le fric que ça génère. Le pire, c’est que je ne peux même pas donner mon avis (j’ai bien lu ta remarque cinglante en fin d’article) car malgré mes 97 ans (et demi dans un mois), je me porte comme un charme… C’est con… pour une fois que j’avais quelque chose à dire !

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  2. Il n’y a dans cette analyse aucune théorie complotiste. C’est exactement le discours tenu par les géants de la pharmacie à leurs actionnaires : « rassurez-vous, votre capital est bien placé, nous recentrons notre R&D sur les maladies chroniques ». C’était avant le virus. Maintenant, j’imagine qu’ils prient pour une vaccination annuelle du Covid19…

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