Robinette

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Pour le coup, je me demande vraiment.

Je n’ai pas regardé l’intronisation de monsieur Biden car je n’en attends rien. J’ai tout de même vu quelques extraits. Et notamment le moment de ce grand classique étasunien : « God bless America ».

Bon, certains d’entre vous connaissent mes petites lubies. Je persiste. Comment est-il possible que le nouveau maître du monde énonce deux mensonges grotesques en l’espace de trois mots ? Le nouveau maître du monde a des amis imaginaires et il ne sait pas encore que l’Amérique est un vaste continent et non un pays. Ce constat m’épuise. Sincèrement, je n’aurais pas été étonné plus que cela s’il avait ajouté : »Et un bon Indien est un Indien mort ».

Je ne fais pas de l’antiétasunisme (je suis bien obligé d’inventer des mots) primaire, mais je dois reconnaître que les étasuniens que j’aime bien sont presque tous morts. Dont beaucoup sur les plages de Normandie et dans les Ardennes. Si je n’avais pas un cœur de pierre, je pleurerais à chaque fois que je pense à ces jeunes gens sacrifiés à la bêtise, l’ignorance et la soif de pouvoir. Il m’est parfaitement impossible de revoir la première partie du film « Il faut sauver le soldat Ryan ». L’hyper-réalisme de la scène du débarquement me donne des nausées. « Dunkerque » aussi d’ailleurs. Mon petit cerveau sous-développé ne parviendra jamais à comprendre comment des hommes terrorisés ont pu sauter des barges sous le feu roulant d’autres hommes terrorisés. Chacun, dans les deux camps, tuant pour ne pas être tué. Et ces galonnés qui hurlent sur le pauvre type qui fait dans sa culotte parce qu’il sait qu’il ne reverra pas les champs de l’Utah et sa vieille mère éplorée. J’arrête, je m’énerve et je fais de la tachycardie.

Si j’avais été élu Miss France, et j’avais mes chances, j’aurais proclamé « la guerre c’est moche ; à peu près autant que le visage de ceux qui la déclarent pour défendre des frontières fictives tracées en dépit du bon sens et qui envoient des gamins, boutonneux et pacifistes pour la plupart, se faire massacrer, par leur reflet du miroir, à leur place parce qu’ils n’ont pas les couilles d’y aller eux-mêmes, et je vous emmerde ».

Monsieur Biden a prêté serment. Gageons que par honnêteté on le lui rendra. Ce vieux bonhomme ne m’inspire pas une grande confiance. Pas lui en tant qu’être humain. Lui en tant que marionnette. Il me donne l’impression d’avoir été choisi par les lobbies dirigistes pour sa faiblesse. Certes, il présente une image de bon grand-père près à tout pour rendre la vie plus facile à sa famille nationale (même s’il peine à reconnaître son propre petit-fils), mais il ne paraît pas posséder la carrure d’un chef d’état. En plus, il a l’air d’avoir tout le temps froid, aux mains par exemple. Je n’ai aucune ambition politique, mais il me semble qu’à l’âge où la prostate vous impose de mémoriser chaque millimètre carré de la tapisserie de vos commodités, j’en aurais encore moins. Pourquoi monsieur Biden ne laisse-t-il pas un jeune loup, ou une jeune louve s’occuper des affaires du pays pendant qu’il éclusera quelques Bud avec ses vieux potes fans de rodéo et de T-bone ? Pour moi, c’est un mystère. A moins qu’il ait juste envie de jeter un œil sur les codes nucléaires. Au fait, j’espère que ces fameux codes sont changés avec le nouveau président. Sinon Donald pourrait les égarer sur le green du douze.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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