I ran (so far away) – A flock of seagulls 1982

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Il me semble que je ne vous l’ai jamais dit, mais, mon pays préféré, c’est l’Iran.

Pas l’Iran de cet usurpateur de Shah, à la botte des Etats-Unis, qui accordait trop de libertés à son peuple indiscipliné, qui permettait aux femmes de porter des jupes indécemment courtes et aux homme de se balader le visage glabre.

Non, l’Iran des Mollahs. Ces bienfaiteurs de l’humanité qui ont su montré au peuple iranien le chemin de la foi, que dis-je, le chemin de la chari’a. Ces humanistes qui ont nettoyé à grandes eaux (quelques balles également, mais que voulez-vous, il faut bien punir les récalcitrants à la lumière divine) les péchés de l’occident qui se frayaient un passage jusque sur les terres saintes de Mahomet, grand propriétaire terrien devant l’éternel, que son nom soit loué mais pas prononcé, c’est interdit sauf pour la prière. Et si vous arborez une seyante ceinture d’explosifs sous votre djellabah, vous avez une dérogation.

Surtout, j’admire leur sens de la justice. La police des mœurs est un exemple pour toutes les polices du monde, même pour la police touristique marocaine que j’admire beaucoup également. Rendez-vous compte que ce grands gaillards pleins de testostérone traquent tous les outrages à la décence publique. Ils sont parfaitement au point pour organiser des bastonnades, des pendaisons et autres réjouissances qui drainent un public familial toujours plus nombreux à apprécier ces spectacles.

Vous n’êtes pas convaincu ? Tenez, je m’en vais vous narrer leur dernier fait d’armes. Connaissez-vous Negzzia ? Non, et cela vous honore. Cette jeune femme est un mannequin iranien(ne). Alors déjà, je ne vois pas l’intérêt d’exercer cette profession dans la Perse lumineuse, dans la mesure où les femmes, par respect à l’égard du Très-Haut, ne portent que des tenues qui couvrent l’intégralité de leur corps et la moitié du trottoir. Bref, madame Negzzia se croit plus maligne que les autres et se pavane dans des vêtements qui feraient rougir un satyre en retraite. Mais quelle honte ! Heureusement que la police des mœurs veille. Allez hop, elle condamne la dévergondée au fouet. En plus, cette trainée avait repoussé les avances du photographe qui, par dépit amoureux, l’a dénoncée.

Quand je pense que la France a accordé l’asile politique à cette femme ! Quel scandale ! Non madame Negzzia, la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Imaginez que notre pays donne asile à toutes les femmes en danger de mort chez elles. La population féminine augmenterait sensiblement de quelques centaines de millions, et nous, pauvres diables testostéronés, serions vite étouffés par tant de douceur et d’intelligence. Nous nous verrions dans l’obligeance de relire un livre écrit par des abrutis voilà quelques siècles et d’en tirer des conclusions hâtives quant au péché originel.

Ou pas.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

6 commentaires sur “I ran (so far away) – A flock of seagulls 1982

  1. Et que dire de notre douce France (il y a des fois où la majuscule est un luxe) qui a abrité et rendu à la Perse l’ayatollah Khomeini qui depuis a fini de ravager son pays et pondu plein d’autres petits dictateurs à son image.

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