Nonostalgie

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je parle de moi (mais il ne faut pas que cela devienne une habitude, j’en suis bien conscient)

De ma naissance à mes 25 ans, à une vache près, j’ai toujours vécu au contact des chiens. Il y avait chez mes parents une sorte de tradition canine bien que ni l’une ni l’autre n’ait eu de chien dans sa jeunesse. C’est peut-être la raison d’ailleurs.

L’un de mes oncles était vétérinaire et avait la curieuse manie de refiler des chiens indésirables à mes géniteurs. Je n’ai pas connu le premier, dont le nom m’échappe, quelque chose comme Sultan ou Rex. Son propriétaire avait dû s’en séparer parce qu’il aimait bouloter les moutons du voisinage. C’était un loup croisé avec un troll, je crois. Il a fallu le piquer. Ensuite, Trois-Pattes a pris ses quartier dans mon foyer. Il portait ce curieux nom car il n’avait que trois pattes. Encore un cadeau du vétérinaire. Le pauvre souffrait le martyr. Il a fallu l’euthanasier.

Le premier dont je me souviens vraiment était un teckel nommé Astérix, suivi d’un second teckel nommé Titus. Ils étaient strictement semblable à tel point que ma mémoire refuse de les différencier. En revanche, mes mollet se souviennent aujourd’hui encore de leurs crocs. Les teckels sont des erreurs de la nature comme les grosses saucisses auxquelles ils ressemblent beaucoup .

Celui qui a réellement accompagné mon enfance s’appelait Lostic (petite queue, en breton). C’était un chien adorable. Un croisé teckel et un autre truc. Un corniaud, un ratier, comme vous voulez. D’une gentillesse et d’une fidélité incroyable. Il a été écrasé par un connard d’automobiliste qui ne s’est pas arrêté. Nous l’avons enterré dans le jardin. Toute la famille était si triste que ma mère décida qu’il n’y aurait plus de chien à la maison.

D’où notre surprise à tous quand elle débarqua un soir avec un chiot. Une petite boule de poils que la famille adopta dans la minute. C’était un colley ou berger d’Ecosse. Comme c’était l’année des M, mon père décidé de l’appeler « Mister Peter Lorimer », du nom d’un obscur footballeur écossais spécialiste des tacles à la carotide. Ma sœur pleura toutes les larmes de son corps parce qu’elle n’arrivait pas à se souvenir du nom du chien. Un conseil de famille opta pour un diminutif plus simple, Lorry. Si vous connaissez les colleys, vous savez que ce sont des sales bêtes. Lorry était d’une douceur incroyable. Et con comme une bûche. Il pissait de trouille lorsque l’orage tonnait. Il disparaissait quelques jours et rentrait sale comme une teigne, affamé et tremblant car il savait qu’il allait se faire engueuler. D’ailleurs, quand il faisait une bêtise, il allait au coin tout seul. Le chat dormait dans ses pattes.

Si vous en faites la demande expresse, demain, je vous raconterai les chats de mon enfance.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

8 commentaires sur “Nonostalgie

  1. ça me rappelle ma chienne Colley d’Ecosse, qui s’appelait Axelle. Elle était adorable mais un peu…conne 😉 Elle aussi avait une trouille de l’orage, elle se cachait derrière le canapé et claquait des dents en faisant un tel bruit qu’on n’entendait plus la télé !!! Enfin, j’exagère un peu 😉 Bon, ok pour les chats, j’en ai trois à la maison, et ils me font bien rigoler…Nan mais sérieusement 🙂

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