Libertalia

Le sachiez-vous ?

A la fin du XVIIè siècle, des pirates auraient créé un pays libertaire au nord de l’île de Madagascar. « Auraient » parce qu’aucun historien n’a jamais réussi à prouver son existence.

Je n’en avais jamais entendu parler avant de lire un roman très correct de Henri Loevenbruck intitulé « Le loup des cordeliers ».

Je dois dire que les histoires de pirates m’ont toujours (un peu) fasciné depuis que j’ai lu « Le trésor de Rackham le Rouge » puis les aventures de Barbe-Rouge. Gamin, je m’imaginais à l’assaut des sept mers en quête d’un trésor d’or et de pierreries dont la valeur m’aurait permis d’acheter le bateau pirate de Playmobil. Mes désirs étaient modestes, et ils le sont restés.

Je continue à chasser les trésors, cinq fois par semaine. Je fais partie des millions de gogos qui se font plumer par la « française des jeux ». Sauf que je suis parfaitement lucide. En trente ans, j’ai joué une très belle voiture et j’ai gagné une petite moto. Certes, je suis largement débiteur, mais peu importe. D’une part parce que le loto, c’est d’abord de l’adrénaline. Cinq fois par semaine, mon petit cœur frémit en regardant les résultats des tirages sur le web. D’autre part, je ne cherche pas à gagner le gros gros gros lot. Bien entendu, si mes numéros tombent vendredi, je ne refuserai pas le chèque de 210 millions d’euros, seulement je distribuerai (si Bercy le permet, je n’en suis pas si sûr) l’essentiel (80%) à la recherche médicale et à des petites entreprises méritantes mais en difficulté financière (notamment une styliste bretonne qui fait des trucs formidables mais qui peine à joindre les deux bouts). Peut-être créerai-je une maison d’édition littéraire et de production cinématographique, mais je redoute de m’enliser dans les ennuis, et les ennuis, j’ai eu ma dose.

La vérité, c’est que je n’aime pas l’argent. En revanche, j’aime ce qu’il procure, la liberté. Une maison confortable, une 2cv toute neuve (si si, ça se trouve), un pick-up qui pollue bien, une cheminée, des chats et des arbres fruitiers. Et la tranquillité. P… la tranquillité. Même si j’ai dilapidé mon argent, le jeu en vaut la chandelle. Même si je mes chances de toucher le jackpot sont minimes, je ne regrette pas mes trente mille euros, à une vache près.

Bizarrement, je suis persuadé que je vais gagner. Pas les 210 millions promis à un Espagnol vendredi (parce que l’euro-million est le même en Espagne sauf que nos amis d’outre-Canigou peuvent jouer un numéro de plus que nous ; qui a dit que l’Europe c’était l’égalité ente les peuples ?), non, mais je gagnerai. Sinon, jamais je ne pourrai m’offrir le bateau pirate de Playmobil.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

14 commentaires sur “Libertalia

  1. Je constate que comme moi, étant jeune tu as rêvé devant les aventures de Rackham le Rouge et celle de Barbe Rouge alias le Pirate des Caraïbes.
    La mer et son appel d’aventures ne m’ont pas quitté et comme toi, je continue de chercher des trésors de la même façon que toi. A ton instar, une majeure partie partira vers ceux qui me sont chers, vers la recherche médicale et à quelques associations caritatives reconnues d’utilité publiques. Des associations triées sur le volet pour que l’argent ne s’en aille pas dans les poches de ceux qui gèrent un peu trop pour eux avant tout.
    En ce qui me concerne, je changerai de voiture car la mienne commence à prendre de l’âge, je m’achèterai deux super zoom pour continuer à m’adonner à fond à la photo, j’achèterai un ou deux appartements pour assurer mes vieux jours et en achèterai un pour mon fils afin qu‘il ait un complément de revenu.
    Et, une fois cette foutue épidémie terminée, je partirai au Kenya, en Afrique du Sud et en Tanzanie pour de beaux et longs safaris-photos.

    Aimé par 2 personnes

  2. Tu sais loto dérision est plus un critère d’équilibre qu’un onanisme choisi dans la gamme offerte, quel jeu à part le Je qui fait du bien soulage sans t’allumer la chandelle. Le rêve et ses mers non abusives traverse plus sûrement qu’une sirène qui fait du stop sur la plage en te disant topless et viens me cocher je grille. On se fait baiser à tous les paragraphes du lisier, alors l’eau claire d’un impôt librement consenti donne à sourire au lieu de râler
    Vive nos corsaires et la flibuste qui recèlent toujours une intention de justice…
    N-L

    Aimé par 1 personne

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