Le chat qui volait une banque – Lilian Jackson Braun

Le chat qui volait une banque – Lilian Jackson Braun – 10/18

Comment cela c’est une lecture de vieille dame ? Et d’abord, qui vous dit que je ne suis pas une vieille dame ? En tout cas, certains jours, mon corps me donne l’impression d’être une vieille dame.

Il existe des moments dans la vie lors desquels je ressens comme une envie de ne pas lire. Or, si je ne lis pas, je meurs. Dans ces cas-là, je lis une aventure de Qwilleran et ses chats. C’est exactement comme ne pas lire, tout en lisant. Une sorte de voyage métaphysico-littéraire.

Ce qui est bluffant avec LJB, c’est qu’elle écrit des romans avec un moule à tarte. Rien ne dépasse. Toujours le même nombre de pages, toujours un meurtre ou deux (dans une ville de 3000 âmes, c’est un brin exagéré), toujours un chat qui résout l’énigme sans rien faire (ce qui est le propre du chat). Bref, toujours le même roman. A tel point qu’elle ne s’enquiquine pas à réécrire chacun de ses romans. Un bon tiers se retrouve d’un livre dans l’autre : description de Qwilleran et sa moustache, description des chats caractériels, description de la résidence de Qwileran, passage en revue des habitants de la ville de Pickax dans le comté de Moose.

D’aucuns estimeraient que de telles réminiscences romanesques sont d’un ennui profond. Point du tout. Lire un roman de LJB, c’est un peu comme se glisser sous sa couette et chercher le sommeil. Comme manger un plat ni bon ni mauvais mais nourrissant. Comme boire un verre d’eau. Ce n’est pas original, mais c’est rassurant.

Ma sœur aînée est partie vérifier quelques hypothèses, en juin 2011. J’ai hérité d’un grand nombre de ses livres. Elle possédait une façon bien à elle d’aborder la lecture, sa grande passion. Lorsqu’elle découvrait un(e) auteur qui lui plaisait, elle se procurait l’intégralité de ses oeuvres, dans la même collection. Par exemple, elle a ramé dix ans pour réunir tous les Agatha Christie chez « Le Masque ». Je me souviens qu’elle s’arrachait les cheveux pour trouver le dernier qui lui manquait, « Une Mémoire d’éléphant ».

En souvenir de ma grande sœur, je me suis promis de lire toute sa bibliothèque jusqu’à ce que mort s’ensuive (notamment tous les Elizabeth George, en principe, je devrais mourir vers 2143, un mardi).

Lisez, si le cœur vous en dit.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

2 commentaires sur “Le chat qui volait une banque – Lilian Jackson Braun

  1. Bon jour,
    Bel hommage que vous rendez à votre sœur…
    (Quand je pense que ma bibliothèque ira loger dans une benne avant de finir au pays du Recyclage …)
    J’adore ce morceau : … »elle écrit des romans avec un moule à tarte… » 🙂
    Max-Louis

    Aimé par 1 personne

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