Jean-Philippe et Olivier

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Aujourd’hui, c’est le dimanche des Rameau. Et je m’insurge. Comment se fait-il que des gens portant un nom de famille aussi banal que « Rameau » aient un dimanche pour eux tout seuls ? Quid des Dupont ? Des de la Riboisière ? Des Tartempion ? Hein quid ?

Alors, vous me connaissez, j’ai réfléchi. Et je me suis demandé qui étaient le « Rameau » célèbres. Ben, ce n’est pas la Grande Armée. J’en ai trouvé deux. Jean-Philippe et Olivier.

Jean-Philippe est un musicien qui n’a eu aucun tube classé au top 50. De là à dire qu’il n’a laissé aucune trace dans l’histoire de la musique, il n’y a qu’un pas. Même l’immense Jul n’a fait aucune reprise de l’œuvre de monsieur Rameau. Mérite-t-il un dimanche ?

Olivier Rameau est un personnage de bande-dessinée créé par Dany et Greg. Il présente, à mes yeux, une caractéristique assez rare, je ne l’aime pas (bien que j’ai promis à ma cousine adorée de revoir mon jugement, en lisant un album, par exemple). Mérite-t-il un dimanche ?

Epicer tout !

Enfin presque.

Je vous présente Félicien Rameau, couvreur de son état à… Excusez-moi…

Comment ? Ah bon.

On me signale dans l’oreillette que c’est le dimanche des Rameaux avec un X à la fin. C’est snob je trouve. Et que c’est une fête catholique… Et merde… Je vais encore devoir étaler mon érudition en matière religieuse. Bon, quand il faut, il faut.

Monsieur Christ zonait avec ses potes dans la banlieue de Jérusalem. Or en banlieue de Jérusalem, le dimanche, il n’y a rien à faire.

— On se fait un peu iéch Susjé, non ? annonça Barthélémy.

— Grave, confirma Kévin

— Si on allait en ville faire peur aux bourges ? proposa Judas.

— En vérité je vous le dis, Juju a souvent de bonnes idées, décréta monsieur Christ.

Et voilà nos treize chenapans en route vers la station de RER le plus proche. Deux heures plus tard, monsieur Christ et ses amis rentrent dans Jérusalem. Malheureusement, comme on est dimanche, il n’y a pas un rat dans les rues. Enfin si. Mais pas un rat, une femme. Déjà à l’époque, les hommes savaient faire la différence. Marie-Madeleine s’en allait cheminant. Un coup de sifflet strident la fit se retourner. Elle vit un grand blond barbu qui mettait une trempe à un petit brun barbu.

— Je t’ai déjà dit Juju qu’on ne sifflait pas les filles dans la rue. Les rats si tu veux, mais pas les meufs. Espèce de malpoli !

Puis à la jeune fille.

— Pardonnez mon ami mademoiselle, c’est un rustaud. Tu sais que t’es bonne toi ? T’as un 06 ?

Et c’est ainsi que commença la passion de monsieur Christ.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

2 commentaires sur “Jean-Philippe et Olivier

  1. Tu sais, mon pote, que ça ferait une chouette comédie musicale, ton histoire ? Plamondon sort du corps de mon ami, STP !

    Quand tout l’monde dort tranquille
    Dans les banlieues-dortoir
    C’est l’heure où les zonards descendent sur la ville
    Qui est-ce-qui viole les filles
    Le soir dans les parkings
    Qui met l’feu aux buildings, c’est toujours les zonards
    Alors c’est la panique sur les boulevards
    Quand on arrive en ville
    etc, etc…

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