La Cité du Soleil

Le sachiez-vous ?

L’Afrique du Sud est, avec les Etats-Unis, l’un des deux pays de notre planète à ne pas avoir de nom. C’est un peu comme si la France s’appelait l’Europe de l’Ouest. Mais ce n’est pas sa seule particularité.

Pendant de nombreuses années, le système judiciaire sud-africain s’est systématiquement trompé, en incarcérant les gentils et en laissant en liberté les méchants. C’est une conception assez particulière de la justice, mais, il paraît que ça marchait très bien. Surtout si vous étiez blanc et riche.

L’Afrique du Sud fonde une partie de son PIB sur le tourisme. Et plus spécifiquement les safaris. Photos, bien entendu. Vous savez, comme moi, que les safaris destinés à massacrer des animaux protégés sont, évidemment, proscrits de cette terre de liberté et de justice… Ah ben non, pas de justice… A part pour les animaux blancs et riches. Et les zèbres, mais une fois sur deux seulement.

Ce petit malin d’état se targue, en outre, de posséder trois capitales. Le Cap, Pretoria et Bloemfontein (et pas Johannesburg, bande de petits malins). Comme si une seule capitale ne suffisait pas. En réalité, les Afrikaners se sont rendus compte qu’une seule ville ne pouvait accueillir toute la misère dans un ghetto. Il fallait au moins trois ghettos. Bizarrement, le plus grand, Soweto, se situe à Johannesburg, va comprendre Charles. D’ailleurs, personne ne comprend, à part Ted (oui, bon, je peux bien faire des blagues Carambar pour détendre l’atmosphère, non ?)

Durant les belles années, celles de la justice expéditive, l’Afrique du Sud construisait, en veux-tu en voilà, des îlots de résidences sécurisées, afin que les blancs riches puissent vivre confortablement sans avoir à supporter la misère endémique de leurs compatriotes à la peau halée. Il s’agissait de bunkers géants équipés de tout le nécessaire et le superflu, pour pouvoir vivre en autarcie et ne jamais croiser la route des indigènes dangereusement drogués. De véritables petites villes. La plus célèbre se nommait « Sun City ». Elle hébergeait une communauté d’extra-riches bien blancs, à l’abri des périls extérieurs grâce à des fils de fer barbelés, des milices armées jusqu’aux dents et des chiens formidablement dressés à reconnaître la couleur de peau d’un être humain, afin de lui mordiller les mollets et plus si affinités. Dans les années 80, la communauté internationale commençait à s’émouvoir du traitement réservé à la population non-blanche du pays. C’est pourquoi, des associations humanitaires poussèrent les gouvernements à pratiquer un embargo « light ». « Sun City » était connue pour attirer les artistes à l’aide de cachets mirobolants. Malgré l’embargo officieux, l’une des dix plus grandes rock-star de l’époque accepta de s’y produire contre un chèque couvrant le financement de sa consommation annuelle de cocaïne. Rod Stewart. Il était au top du top alors. J’avais même acheté un double album live de toute beauté (« Da ya think I’m sexy », « Young turks », « Sailing » etc). Eh bien, sa carrière connue une véritable descente aux enfers pour avoir négligé les avertissements de « Amnesty International ».

En revanche, les Rolling Stones et Elton John se portent bien, merci pour eux.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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