Un cœur d’artichaut – Exbrayat

Un cœur d’artichaut – Exbrayat – Le Masque

Je n’avais jamais lu Exbrayat, mais je m’étais promis de connaître son œuvre. Les auteurs prolifiques me fascinent (Simenon, McBain, Stine, Oates, Twain…) presque autant que les « One-book-wonder » (Salinger, Kennedy Toole, Moi…). Lorsque l’on a tenté cette expérience effrayante et solitaire d’écrire un livre, il faut disposer de temps, pour ne pas écrire. L’écrivain « fonctionnaire » qui travaille de huit heures à midi et de quatorze heures à dix-sept-heure quarante-cinq me déprime. Si j’avais voulu des horaires, je serais resté dans la fonction publique. J’écris n’importe quand. Parfois dix minutes, parfois dix heures d’affilée. Je ne crois pas que s’imposer des horaires soit la solution pour créer, sauf si vous cherchez à pisser de la copie pour garnir votre compte en banque (ce qui est respectable au fond). L’auteur qui sort un roman par an est suspect à mes yeux. Celui qui en sort deux, trois ou aucun ne l’est pas.

Publier plus de cent romans dans une vie est tout bonnement irrationnel. Qu’un auteur parvienne à écrire une dizaine de bouquins en trois ans, pourquoi pas, mais qu’il tienne la distance sur soixante ans me semble juste impossible. Je soupçonne Stephen King de venir d’une autre planète, un univers dans lequel les êtres n’ont d’autres buts dans la vie que de raconter des histoires du matin au soir (mais leurs journées durent l’équivalent de six cents soixante-douze millénaires chez nous, donc, c’est plus facile).

La collection « Orange » du masque est mythique. Mais pas forcément pour les bonnes raisons. Outre que de nombreux auteurs méritent, à peine, le titre d’écrivain (mais le désiraient-ils vraiment ?), l’imprimeur est un petit rigolo. « Un cœur d’artichaut » est tellement truffé de fautes de Français et de coquilles (pourquoi coquilles ? enlevez le q vous comprendrez), que cela en devient amusant et exaspérant.

Et Exbrayat alors, vous dites-vous ? Pas grand-chose à dire. C’est ce à quoi je m’attendais. Une intrigue assez simple, plutôt amusante, des personnages truculents fort bien dessinés. Un moment agréable sans prise de chou.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

3 commentaires sur “Un cœur d’artichaut – Exbrayat

  1. L’imprimeur n’est pas responsable des coquilles, il imprime ce que lui donne l’éditeur qui n’a pas fait son travail consciencieusement.

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    1. Tiens monsieur Ronchon is back. Je ne sais pas si vous êtes vacciné, mais si ce n’est pas le cas, demandez un soupçon de second degré dans la seringue. En toute amitié bien entendu. (ceci n’est pas écrit pour vous fâcher, je ne suis pas complètement stupide ; vos renseignements sont toujours précieux, n’est-ce pas ?)

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