Jauni à l’idée

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me réoriente.

En troisième, comme tout le monde, j’ai subi la décision stupide d’un conseiller d’orientation complètement à l’ouest, qui avait perdu le nord, c’est sud. Cet abruti m’a envoyé en seconde de détermination (dénomination de l’époque) alors que je voulais devenir parolier riche et célèbre.

Mieux vaut tard que jamais. J’ai décidé, quarante ans plus tard, d’aller au bout de mon rêve. Je me suis mis à écrire des chansons. Dont une, dont je suis assez fier, que je pense proposer à Johnny Hallyday.

Je sais bien qu’elle est morte, l’idole. Mais je ne vois pas le rapport. Edith Piaf aussi que je sache, pourtant elle passe toujours à la TSF sur Radio Luxembourg. Et Renaud ? Lui a carrément sorti des disques malgré son décès prématuré en 1995. Donc j’écris pour Johnny, et je vous ennuie. Enfin non, je ne me permettrais pas de vous parler de cette façon, d’autant que j’ai besoin de votre avis.

Alors voilà. Je vous propose, en exclusivité mondiale, le premier simple du futur album de Jojo, et vous me faites part, sans me ménager, de votre opinion. Ok ? Merci.

C’est parti.

Sans regret(s)

J’aurais pu être ébéniste

Pour l’odeur du bois

J’aurais pu être alpiniste

Je n’ai jamais froid

J’aurais pu être montreur d’ours

Dans les villes de foire

J’aurais pu jouer en bourse

Du matin au soir

Mais mon destin n’est pas là

Il est devant vous

Mais mon destin n’est pas là

Je suis devant vous

J’aurais pu être avocat

Pour les causes perdues

J’aurais pu être hors-la-loi

Ça m’aurait bien plu

J’aurais pu être cascadeur

Mais c’est dangereux

J’aurais pu être maquilleur

Rien que pour tes yeux

Mais mon destin n’est pas là

Il est devant vous

Mais mon destin n’est pas là

Il est avec vous

J’aurais pu être bûcheron

En Nouvelle-Écosse

J’aurais pu vendre des marrons

Gratuits pour les gosses

J’aurais pu faire d’la musique

Au fond d’un studio

Jouer d’la guitare classique

Dans des concertos

Mais mon destin n’est pas là

Il est devant vous

Mais mon destin n’est pas là

Mon destin c’est vous

Copyright machin toussa (vous le trouvez où le « c » entouré ?)

Alors ?

Cool non ?

Ca sent le tube. Je vais palper de la galette en droits d’auteur, je ne vous dis que ça.

Je sais que c’est mieux avec de la musique. Donc je cherche un instrumentiste (orgue, suzaphone, triangle, kazou, brin d’herbe, bref un instrument noble) qui serait compositeur également. Pas trop cher, gratuit ce serait parfait.

Comme l’héritage de Jean-Philippe continue à défrayer la chronique, si l’un/l’une d’entre vous peut me communiquer le 06 de Laetitia, je lui en saurai gré.

Enfin, si vous êtes directeur-trice d’une grande radio périphérique, je suis certain que vous ne verrez aucun inconvénient à diffuser cette merveille, quatre-vingt-trois fois par jour, quatre-vingt quatre fois les jours bissextiles.

En vous remerciant.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

8 commentaires sur “Jauni à l’idée

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