Munich – Robert Harris

Munich – Robert Harris – Pocket (Plon)

J’aimerais que quelqu’un m’explique pourquoi on retrouve certaines incohérences dans un grand nombre de romans.

Tout d’abord, la couleur de yeux des héros me pose problème. Je n’ai jamais rencontré quiconque arborant des yeux violets. Il paraît qu’Elisabeth Taylor en possédait deux, un de chaque côté du nez. Je n’ai pas l’honneur d’avoir croisé la route de Babeth (bien que je me trouve à sept poignées de main d’elle). Je ne connais guère plus de contemporains aux yeux gris. D’autant que les yeux gris n’existent pas, il s’agit d’une manière de décrire les yeux bleu pâle. A ma décharge, je dois vous avouer que j’ai été livré sans le gène de l’observation de la couleur des yeux. Je ferais un très mauvais témoin pour la police. Je ne suis même pas certain de la teinte de mes propres mirettes.

Le héros se balade presque toujours dans une voiture improbable, genre cabriolet Oldsmobile des années 60. L’avantage, c’est qu’une recherche sur un moteur du même nom me permet de parfaire mes connaissances automobiles. Toutefois, je ne vois pas pourquoi les personnages de romans ne se promèneraient pas en Clio, ou en Dacia (non, là j’exagère). Isidore Lune possède une 2cv Charleston.

« Munich » est un roman intéressant qui aurait pu être passionnant si le postulat de départ ne tenait pas sur le recto d’un timbre poste. Les négociations de la dernière chance entre Hitler et Chamberlain à l’automne 1938. C’est un fait historique de la plus haute importance, mais il s’est passé tellement peu de choses qu’une nouvelle aurait suffi. Reste que la seconde guerre mondiale est un sujet inépuisable qui me glace et me surprend encore très souvent.

Je suis persuadé que 95% des SS étaient des criminels et des fous dénichés dans les prisons et les asiles psychiatriques, cependant le côté systématique de leur bêtise, dans beaucoup de romans, me hérisse le poil. Je pense qu’ils n’étaient pas aussi stupides qu’on veut bien nous le montrer, trop souvent. Malheureusement…

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

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