Les onze – Pierre Michon

Les onze – Pierre Michon – Folio (Gallimard)

Quelqu’un m’avait dit qu’il fallait absolument que je lise du Pierre Michon. J’ai lu. Fin du billet.

Bon, d’accord.

J’ai donc acheté un bouquin de Pierre Michon. J’ai pris le moins épais (130 pages). J’ai eu du pif.

Monsieur Michon est un écrivain. De cela, vous vous en doutiez. J’ajouterai que monsieur Michon est un écrivain du 19è siècle né trop tard (1945). Monsieur Michon n’écrit pas, il cisèle. Monsieur Michon ne raconte pas une histoire, il raconte l’Histoire. Monsieur Michon ne se sert pas du vocabulaire français, il use d’un lexique adapté à son propos (le terme « anacréonique » apparaît une dizaine de fois en 50 pages). Bref, monsieur Michon est chiant.

J’avoue que j’ai du mal avec cette littérature, certes éclairée voire érudite, mais élitiste. Si ce bouquin avait compté plus de deux cents pages, je l’aurais abandonné. Le postulat de départ est intéressant puisqu’il s’agit de raconter l’histoire d’un tableau. Michener en aurait pondu 2000 pages passionnantes (il l’a bien fait sur un fleuve). Michon en fait un court récit plutôt indigeste.

Cependant, la lecture de ce livre m’a fortement donné envie de me renseigner sur une période de l’histoire de France que je connais très mal. La Terreur. Et même, plus généralement, la révolution française. Etrangement, passé le 14 juillet et deux ou trois événements ponctuels, je serais bien en peine de relater à Ignace une chronologie exhaustive de cette période. Par exemples, je ne sais absolument pas qui fit condamner Robespierre l’incorruptible, pour moi Hébert n’est qu’un nom, quant à Bonaparte, je ne sais pas à partir de quel moment il intervient.

Si l’un d’entre vous connait un bon gros roman qui relate toute cette période, je suis preneur (pas le bouquin d’un historien, je suis trop jeune).

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

6 commentaires sur “Les onze – Pierre Michon

  1. Vous pouvez lire Le Chat botté de Patrick Rambaud qui raconte la fin de la Convention et la naissance du Directoire en 1795 et comment Bonaparte, ex proche de Robespierre, noue des liens avec le Directoire pour devenir ce futur général victorieux en Italie. Patrick Rambaud est un très bon écrivain et ses romans (La Bataille) sont très documentés. Enfin, c’est mon opinion!

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  2. J’ai fait le même constat lorsque j’ai lu « Le pain rouge » de Marie-Paul Armand. Un roman que j’ai apprécié et qui m’a ouvert-un peu- les yeux sur une période dont on ne sait pas grand chose finalement …
    Bonne lecture et bonne soirée

    Aimé par 1 personne

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