Fier. Ou pas. J’hésite.

(la rédaction de Jourdhumeur prévient son aimable public qu’il s’apprête à lire un article très autocentré, elle décline toute responsabilité quant aux agacements potentiels du lectorat attentif du principal auteur de ce brillant blog ; en vous remerciant)

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Petite scène de marché – Extérieur jour – Il pleut

— « Bonjour madame la marchande, je voudrais un morceau de comté s’il vous plaît.

— Bonjour monsieur Jourd’hu, quel honneur de vous compter parmi mes clients ! Quel âge ?

— Mais je ne vous permets pas, insolente ! On ne demande pas son âge à une jeune fille de bonne famille !

— Je parlais du fromage…

— Ah… Euh, çuilà…

— Et avec ça ?

— Un morceau de mimolette vieille, sans asticots de préférence, et un petit chèvre frais.

— Voilà, ça fera 34 euros.

— (à part) Gloups !

Plus loin le même jour – Extérieur jour – Il pleut toujours

— Bonjour monsieur le marchand, je vous félicite, vous proposez une marchandise de qualité.

— Je suis content de vous l’entendre dire, toutefois je ne vends que des livres d’occasion.

— Que nenni mon bon ! Parmi toutes vos cochonneries vous possédez un bijou.

— Ah ouais ! Et sinon, il tient à ses dents le dandy de supérette ? »

Dans un bosquet, le même jour – Intérieur crâne – Il pleut encore

« La vache, il court vite ce con ! Peut-être que je n’aurais pas dû renverser son étal. A ma décharge, j’étais tout tourneboussolé. En effet, parmi tous les bouquins empilés pêle-mêle sous ses parasols rapiécés, une pépite, que dis-je, un joyau, que dis-je, un diamant brut. « Dossiers froids », un admirable roman policier paru le 06 novembre 2020 et lauréat du prix « Polar Ouest-France », en attendant le prix (Chantal) Nobel.

D’où mon petit dilemme. Dois-je me réjouir de trouver mon roman chez un bouquiniste huit mois après sa sortie, ou dois-je m’attrister ? Que la vie est compliquée ! Alors vos petits soucis de vaccination, de deuxième tiers, de mois de juillet pourri, de renouvellement du contrat de Mbappé et de crocodiles dans les égouts, laissez-moi rire.

Chez tous les bons libraires, et les bouquinistes donc…

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

7 commentaires sur “Fier. Ou pas. J’hésite.

  1. Ton roman chez un bouquiniste ? mais tu ne peux que t’en réjouir, imagine un peu : tu as la garantie qu’un lecteur l’a donc déjà lu, un second finira bien par l’acheter chez l’épicier littéraire, autrement dit, le même livre aura été vendu au moins… 2 fois ! Bon d’accord pour les droits d’auteur ça ne le fait pas, mais pour la gloire par contre !…
    Tu m’as encore bien fait rire et pas que moi, mon chat s’est roulé par terre et ça c’est une preuve que ton humour touche de plein fouet les risorius, toutes races mêlées !
    Bonne journée !

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