Vogonzero – Yana Vagner

Vongozero – Yana Vagner – Pocket – (Mirobole éditions)

Depuis quelques années, la littérature russe s’est spécialisée dans un sous-genre, le roman post-apocalypse. Je suis un grand amateur de cet optimisme jovial. « Walking dead » fait mon délice depuis plus de vingt ans. Pour tout dire, j’aimerais bien assister à la fin du monde. Malheureusement, je ne vivrai pas jusqu’en 2600. Ce bouquin semblait donc fait pour moi.

Hélas.

Je ne connaissais pas les éditions Mirobole, mais quitte à tomber dans la facilité, j’ai l’impression que leurs choix éditoriaux ne sont pas mirobolants.

Sans être une véritable purge, car au fond il se laisse lire, ce roman est assez ennuyeux. Pourtant, le postulat de départ me plaisait bien. Un virus décime l’humanité, jetant sur les routes des citoyens lambda. Pas de superhéros, pas de Rambo, pas de Géo Trouvetout, des êtres humains faibles et totalement inadaptés à la situation. Cependant, c’est là que le bât blesse. Aucun protagoniste n’emporte l’adhésion du lecteur. Ils sont tous mous, antipathiques et très peu fouillés, ce qui est un comble pour un livre de 500 pages. La narratrice est crispante au possible. Ses introspections, ses réflexions, sa vision des autres sont insupportables. De plus, l’intrigue se déroule dans le nord de la Russie en hiver. Or, l’autrice ne se donne pas la peine d’aller au-delà des « étendues blanches » dans l’évocation des paysages.

Bientôt, je chroniquerai « 2035 », si je parviens à le terminer. Ensuite, je tournerai le dos à la littérature russe, à regrets, mais il est tant de livres à découvrir que je cesse de me punir. Je ne suis jamais allé au bout d’un des « grands » auteurs du 19è siècle (sauf Boulgakov), ceux du 21è ne me convainquent pas davantage.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

(sinon, je m’inquiète, vraiment cette fois, de l’absence d’Ernest Salgrenn ; quelqu’un a des nouvelles ?)

2 commentaires sur “Vogonzero – Yana Vagner

  1. I am alive ! Ernest « le retour » … c’est pour bientôt ! Mais là, en pleine promo, à Cannes, je n’ai pas une minute à moi ! Minute… on tape à ma porte (chambre 508.Hôtel Martinez)…
    « Oh, sorry, Sir… je m’excuse à vous de déranger si tard… mais, c’est so grand plaisir pour moi de vous rencontrer enfin…  »
    Bon, je vous laisse, les amis, c’est Sharon… (robe camaïeu de bleu « Bouquet of flowers »…)

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