La main droite du diable – Ken Bruen

La main droite du diable – Ken Bruen – Folio policier – Gallimard

J’ai failli l’abandonner au bout de vingt pages. Manque de fluidité dans la traduction, trop de grumeaux. Puis, j’ai insisté un peu, et j’ai bien fait.

Tout d’abord parce que ce bouquin se lit très vite, ensuite parce que la pâte à crêpes scénaristique est indigeste, mais volontairement. L’intrigue policière centré sur le meurtre d’un curé pédophile ne présente aucun intérêt. En revanche, la rédemption d’un flic alcoolique, responsable du décès d’une fillette, est assez prenante. Tout au long du roman, le (anti)héros se bat avec son addiction et avec ses pulsions suicidaires. Le chaos de la vie de Jack Taylor est transcrit dans chaque mot choisi par l’auteur. C’est un exercice de style assez fascinant. Bémol, toutefois, sur les introspections de l’ex-flic (du genre, il discute avec quelqu’un et ne pense qu’à une chose, lui mettre son poing dans la figure), heureusement peu nombreuses, et aussi, sur un dénouement raté car terriblement attendu.

L’histoire se déroule à Galway, petite cité irlandaise proche de la frontière nord. Un chose est certaine, Ken Bruen n’a pas reçu de subventions du syndicat d’initiatives. Si les descriptions font parfois penser à un tableau de Constable, l’essentiel des allusions à la ville pourrait être accompagné d’un mot : « Fuyez ! »

A vous de voir, je ne déconseille pas. Personnellement, je m’en tiendrai à ce seul roman de Bruen.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

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