Jus d’orange amère

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Il n’aura fallu que deux jours pour que le premier scandale éclate à Tokyo, et ce n’est pas la tenue vestimentaire des skateurs. Quoique.

Un judoka algérien a préféré déclarer forfait plutôt que de combattre contre un adversaire israélien.

Vous me connaissez, je suis quelqu’un de modéré.

Mais WTF !

Il croyait quoi l’autre abruti de service ? Que les JO ne concernent pas TOUS les pays du monde, même un qui n’existe pas mais qui devrait, même un dont on a changé le nom pour que les athlètes dopés puissent tout de même participer, même un qu’on a créé juste pour l’occasion afin que des athlètes réfugiés puissent, dignement, exercer leur art (si vous trouvez les trois, je vous accorde 15% de remise sur l’armoire bretonne) ? Il ne pouvait pas rester chez lui à adorer son dieu hypothétique plutôt que venir faire le zouave à l’autre bout du monde ?

Vous allez encore m’accuser de religionophobie, et vous aurez raison. Toutefois, je ne crois pas que le monsieur dont je ne veux même pas connaître le nom, ait refusé de combattre sous prétexte que son adversaire trimballait une haleine de poney, ou parce qu’il avait insulté sa mère, ou car il n’y avait plus de Flanby à la cantoche.

Je n’ai aucune certitude, mais je soupçonne le malpoli de souscrire aux idées nauséabondes de l’Islam. Non pas que je défende celles tout aussi puantes du Judaïsme, mais que je sache, l’outragé est plus oriental que l’offenseur. Remarquez, si Allah et Yahvé endossaient un kimono et se défiaient sur un tatami, il se pourrait que je revoie mon jugement à l’emporte-pièces sur la foi du vainqueur par ippon.

Je n’y arrive pas. Inutile de perdre votre temps à essayer de me convaincre. Jamais je ne comprendrai comment des hommes et des femmes, a priori plutôt sains d’esprit, malheureusement, choisissent de confier leur vie à des malfaisants manipulateurs. Comment un bonhomme qui a dû s’entrainer des années pour accéder à son rêve de JO, peut-il être assez stupide pour tout balayer d’un revers de main au nom d’une croyance moyenâgeuse ? A la limite, vraiment la limite, il aurait pu régler symboliquement son différend dans le dojo (non, après réflexion, c’est très con).

Cet incident grotesque est l’occasion de vous en conter un autre qui eut lieu à Melbourne, au JO de 1956, en pleine guerre froide et juste après les événements de Budapest, Un match de water-polo opposait les Soviétiques aux Hongrois. Une bagarre générale se déclencha au point que, selon la légende, l’eau de la piscine vira au rouge. La police dut intervenir pour éviter le massacre. A noter que la Hongrie vaincra et obtiendra, quelques jours plus tard, la médaille d’or.

J’aime l’idée utopique que des conflits se résolvent sur un terrain de sport. Mais ce qui serait vraiment bien, c’est que les dirigeants ennemis s’affrontent eux-mêmes sur un ring (comme dans le clip de FGTH, « Two tribes » ; c’était Reagan et Andropov, je crois, vérifiez si vous voulez bien). Bon, il faudrait créer des catégories, sinon Biden risque de prendre une raclée avec à peu près n’importe quel dictateur de la planète. Je vois bien monsieur Macron balayer madame Merkel au ping-pong.

Fin des rêves.

Je souhaite que cet homme, qui confond sport et croyances, soit exclu, à vie, de toute compétition sportive. Mais comme j’ai bon cœur, et qu’au fond je suis tolérant, je lui donnerais une autre chance. Tout le monde peut commettre une erreur.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

4 commentaires sur “Jus d’orange amère

  1. Et s’il avait surtout eu peur du variant Delta, les Israéliens étant réputés être à peu près tous vaccinés, et les vaccinés étant réputés trimballer les variants? L’intégriste avait peut-être simplement peur de salir son récent test PCR !?
    Oui, bon, je sais, je sors

    Aimé par 1 personne

  2. Peut-être savait-il avoir peu de chances vis-à-vis de son adversaire, et son honneur n’aura pas supporté une probable défaite face à l’ennemi juré. Peut-être aussi son acte lui a gentiment, mais fermement, recommandé par quelqu’un au-dessus de lui.

    J’aime

  3. Je reformule ma dernière phrase (je ne me suis pas relu attentivement, veuillez m’excuser pour cette interruption des programmes indépendant de notre volonté):
    Peut-être aussi son acte lui aura-t-il été gentiment, mais fermement, recommandé par quelqu’un au-dessus de lui.

    Aimé par 1 personne

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