Orléans

Le sachiez-vous ?

Les années 80 furent, aux dires de ceux qui les ont vécues, dont moi, une décennie formidable. La musique, Tchernobyl, le cinéma, le socialisme (le quoi ?), internet (qui n’existait pas, enfin si, mais que pour l’armée), les téléphones en bakélite, la Ford Escort XR3, le paquet de clopes à 10 francs, Renaud vivant, Coluche mort, bref, que de bons moments.

Toutefois, notre mémoire est sélective. Elle oublie le pire.

Les années 80 sont également la décennie des rumeurs les plus folles. A l’époque, on ne parle pas de « fake » mais de « légendes urbaines ». Assurément, les plus célèbres sont les crocodiles dans les égouts et les mygales dans les yuccas.

Cependant, il en est une autre qui ne cesse de m’interroger.

Si je vous dis « Orléans » (rien à voir avec Yann Moix, du moins j’espère).

Si je vous dis « cabine d’essayage ».

Vous y êtes ?

Le bruit courait que des femmes disparaissaient dans les cabines d’essayage des magasins de fringues à Orléans. Que ces disparitions alimentaient la traite des blanches et les harems du Moyen-Orient.

La vraie question est : Pourquoi Orléans ?

Si l’on part du principe, un peu spécieux je vous l’accorde, que toute légende trouve son origine dans un fait avéré (la mode de mini-crocodiles dans les appartements chics de New-York dont les propriétaires se débarrassaient dans les gogues ; des plantes exotiques de provenances douteuses hébergeant des insectes très méchants), il faut admettre que des femmes s’évaporaient réellement dans la nature.

Sachiez-vous combien de personnes disparaissent chaque année en France ? 40 000.

30 000 sont retrouvées.

Reste 10 000 personnes dont on n’a plus jamais de nouvelles, dont 1000 mineurs.

  • des disparus volontaires qui, comme dans les romans, se font faire tous les vrais faux-papiers nécessaires et qui vont vivre sur une île déserte avec Elvis et Dick.
  • des accidents dans des lieux improbables, comme les quartiers nord de Marseille, où les corps ne sont jamais retrouvés.
  • des belles-mères enterrées dans les bois.
  • des animateurs télé qui ont ouvert les yeux sur leur métier, et qui se cachent, de honte.
  • plusieurs employés de chez car-glass.
  • Jean-Patrick Capdevielle (en tout cas, moi je n’ai plus de nouvelles)

Et donc de nombreuses femmes.

Je ne sais pas si la traite des blanches est un fantasme ou une réalité. Les romans policiers regorgent d’histoires de jeunes filles et de jeunes garçons enlevés aux quatre coins du monde, torturés, drogués et utilisés comme esclaves sexuels dans des harems, des bordels et même dans les beaux quartiers parisiens.

Mais il ne s’agit que de romans, non ?

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

8 commentaires sur “Orléans

      1. Bonjour, je ne comprends pas ce qui se passe et j’en suis désolé. Je viens de vérifier, vous êtes toujours abonné de mon site, je vais essayer de résoudre le problème.

        Aimé par 1 personne

  1. C’est la faute de la Pucelle d’Orléans (celle qui bouta les anglais hors de France et brûla sur un bucher à Rouen. Tous les maquereaux internationaux se mirent à rechercher les jeunes filles vierges (au Moyen Orient et au Maghreb la jeune femme doit être vierge avant le mariage). Un marché juteux qui se retrouva dans les bordels de Tanger et d’ailleurs, mais pas d’illusions pour notre époque actuelle : la traite des blanches se perpétue. Quant à Jean Patrick Capdevielle, il n’est plus dans le désert, mais ne passe plus sur les ondes. Perso, je le chante parfois à haute voix car j’ai cet énorme avantage de ne pas avoir de voisins immédiats…

    Aimé par 1 personne

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