Bernard Lentéric

(me voilà de nouveau plongé dans un pavé, ça fait mal, d’autant que ce n’est pas celui dont je vous ai déjà parlé qui, lui, a échoué au petit coin, et, donc, ce n’est pas demain la veille que je le chroniquerai, quant à celui dont je vous parlais en premier, suivez un peu, il avance très doucement ; en vous remerciant)

Je profite de ce pavé pour rafraîchir la mémoire de certains et instruire les autres. Car c’est mon projeeeeet ! Hum, pardon…

Ce qui surprend en premier lorsque l’on tient un livre de Bernard Lentéric dans les mains, c’est la quatrième de couverture. Outre le résumé de l’intrigue, l’éditeur, ce gros malin, ajoutait une courte biographie de l’auteur qui précisait qu’il avait été joueur de poker professionnel, aventurier, réalisateur et deux ou trois autres trucs. Nous sommes dans les années 80, et c’est extrêmement vendeur (rappelez-vous de Cizia Zykë).

Bernard Lentéric a écrit trois excellents bouquins. Plus exactement deux excellents bouquins et une trilogie de qualité.

Il a surgi sur la scène littéraire avec une comète nommée « La nuit des enfants-rois ». Les adolescents de l’époque, enfin, ceux qui n’avaient pas peur de se brûler avec un livre, dont je faisais partie, se conseillaient ce bouquin à l’intrigue numériquement assez visionnaire. Ensuite, Lentéric a écrit « Les enfants de Salonique » (sans que je sache si ce titre se voulait humoristique), une trilogie fort divertissante même si elle est légèrement pompée sur « Le quatuor d’Alexandrie » de Lawrence Durrell. Mais son chef d’œuvre est son premier roman; « La gagne », qui passa un peu inaperçu bien qu’il fût adapté au cinéma par Sergio Gobbi avec Bruno Wolkowitch et Robert Hossein sous le titre « L’affaire ». Un vrai nanar. Il s’agit de l’histoire des déboires d’un jouer de poker. Comme quoi…

Lentéric a beaucoup produit par la suite. Lui ou ses prête-plume. Jamais il n’a retrouvé le talent de ses débuts.

Cet auteur, aujourd’hui disparu, a été beaucoup moqué, critiqué, envié. Il lui était reproché d’écrire avec ses pieds, ou ceux des autres. Surtout, il vendait énormément, et cela ne plaît pas beaucoup au pays des écrivains abscons. Sa qualité principale était de savoir raconter des histoires. Et c’est déjà très bien.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

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