Men in black

Le sachiez-vous ?

Vous, oui vous qui me faites l’honneur de me lire, et qui êtes presque tous, vous-mêmes, des rédacteurs de l’internet, des écrivains du web.

Vous donc, oui vous, dont les petits doigts boudinés et gourds courent sur votre clavier azerty pour former des mots puis des phrases puis des paragraphes afin d’informer, de renseigner ou de divertir votre lectorat adoré.

Vous enfin, oui vous, qui évoluez dans une petite vie bien rangée, avec des hauts et des bas, certes, mais n’est-ce pas là notre lot à tous ?

Sachiez-vous que vos moindres mots sont disséqués par des algorithmes ultraperfectionnés ?

Non ! Je vous interdis de penser que je suis paranoïaque ! Pas plus que n’importe qui.

Les agences gouvernementales US telles que le FBI, la NSA, la NFL et le KFC, et tout plein d’autres, scrutent en temps réel TOUS les échanges de mails, de sms et TOUS les écrits publiés sur internet. Bon pas tout tout. Si vous envoyez une carte de vœux à votre vieille tante Gertrude ou une lettre recommandée à votre fournisseur d’accès, je doute que les hommes en noir s’intéressent à vous. Quoique, les FAI sont de vrais nids d’espions.

Voilà comment cela fonctionne. Des jeunes hommes boutonneux, amateurs de jeux en ligne et de pizzas froides s’aventurent, par mégarde, sur le site de la Maison Blanche. Mais, ils se font choper. Au lieu de passer 348 années dans un pénitencier de haute sécurité avec un costard rayé sur le dos, on leur propose de travailler pour le gouvernement (jusqu’au jour où ils meurent dans un tragique accident de trottinette). Leurs qualités indiscutables en matière de numérique leur permettent de concevoir des algorithmes qui détectent des mots précisément ciblés dans des milliards de messages. Les messages incriminés sont isolés pour être étudiés par les spécialistes de Quantico. D’ailleurs, le seul fait que j’écrive « Quantico » a déclenché un processus qui amènera cet article sur le bureau de John Smith, agent spécial du FBI (« Bonjour monsieur l’agent, veuillez excuser le dérangement »).

Je pourrais vous donner la liste des mots à éviter, mais je ne le ferai pas dans un souci de patriotisme de bon aloi. En revanche, je peux attirer votre attention sur certaines formules à proscrire.

  • la tante à mon père
  • t’as pas vu mon goulash Nico ?
  • un Mac rond ? Des missions pour Apple
  • je ne prête mon cheval qu’à Ida
  • Ida ? Echec et mat

Maintenant, vous êtes prévenus. Ils rôdent.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

13 commentaires sur “Men in black

  1. Je sais. Lorsque j’utilise un anglicisme ou un mot anglais, j’ajoute souvent « comme diraient les chinois » après, vu qu’au Québec les vieux séparatistes comme moi n’aiment pas parler des anglais. Ni l’anglais d’ailleurs. Et croyez-non ou le, WordPress m’indique que j’ai 1 lecteur chinois à tout coup. Coïncidence ?

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