Comme par hasard

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Ce matin, je me suis levé trop tard pour effectuer ma promenade quotidienne. Pour me punir, cet après-midi, j’ai doublé mon temps de marche. En effet, je ne rigole pas lorsqu’il s’agit de ma santé (dit-il en allumant la treizième clope de la journée). Au lieu du rituel aller-retour, domicile centre-ville, je me suis infligé un domicile tour de la ville, bien mérité.

J’en ai profité pour jouer les touristes. Comme disait la comtesse Dubarry en dégustant sa soupe au chou-fleur, « On connait très mal sa propre cité ».

J’habite à Landivisiau, nord Finistère. Cette modeste commune de 9200 habitants, à une vache près, n’est connue pour rien. Nous avons bien un poète maudit, Xavier Grall, un auteur de BD, Patrice Pellerin, et un cycliste sans victoire(s), Damien Gaudu. Au 19è siècle, Landivisiau était une importante place commerciale dans la vente des chevals. Nous en avons gardé des cicatrices.

Alors que je visitais la fontaine Saint-Thivisiau (ça ne s’invente pas) qui n’est qu’un vulgaire lavoir aux eaux saumâtres, mon regard fut attiré par de grandes photographies. Tout d’abord, je fustigeais, intérieurement, ces andouilles de la municipalité car, dans une ville où il ne se passe jamais rien, ils trouvent intelligent d’exposer des oeuvres d’art dans un lieu qui ne voit jamais personne sauf des adolescents désœuvrés qui s’enfilent des bouteilles de mousseux tiède et des bédos fourré au vieux pneu, en ricanant comme des imbéciles dès qu’une personne ayant connu le 20è siècle passe à portée de quolibets. Je suis persuadé que ces sales gosses n’ont même jamais levé les yeux sur la dizaine de clichés.

Pourtant, il s’agit de jolies photographies prises lors de différentes événements liés au cheval. On ne se refait pas.

L’une d’elles, la première que je vis en vérité, me foudroya. Oui, j’exagère, mais je suis un romancier adulé qui ne doit pas décevoir son lectorat adoré. Donc, je me pétrifiais face à cette image.

Mais qu’y vis-je ? (Halte qui vis-je ! Humour quand tu nous tiens)

Mon arrière-grand-père chevauchant un bel alezan ? Non, pas de ça dans la famille.

La vierge ? Non, pas de ça dans la commune.

La cueillette des olives en Basse-Provence ? Non, revoyez vos cours de géographie de CE1.

Moi ? Non, je fuis les photographes comme les chevals (sauf pour la promotion de mon excellent roman, cela va de soi)

Alors quoi ? Mais quoi nom d’une pipe en bois !

(c’est ici que mon article perd de son intérêt, sauf pour un lecteur occasionnel)

Le cliché représentait une personne que j’estime beaucoup. Rien de vraiment transcendant, me direz-vous.

Toutefois, celui que je qualifierai d’ami, n’avait, a priori, rien à faire là.

Vêtu à la manière d’un maquignon, sur l’image, d’une foulée élégante figée pour l’éternité, il court auprès d’un cheval qui, avouons-le, gâche un peu le résultat argentique.

La vie m’a éloigné de ce chic type depuis une dizaine d’années. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il fiche sur cette photo. Donc Jo, si tu lis ces lignes, laisse un commentaire afin de satisfaire notre curiosité à tous.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

9 commentaires sur “Comme par hasard

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