Dreams are my reality (french version)

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je rêve.

Ce qui est curieux, c’est que je rêve assez peu la nuit mais beaucoup pendant la sieste (durant laquelle je me mords souvent la langue également mais mon toubib n’a pas pu me donner d’explications, elle a préféré secouer la tête et changer de sujet). Outre la fugacité de la rémanence du rêve au réveil (oui, d’accord avec vous, je ne suis pas sûr du mot « rémanence ») qui, avouons-le fait partie des plus grands mystères de notre existence sur la Terre, ce qui m’interroge le plus, c’est le contenu de ces petits voyages de couette. Figurez-vous que je rêve régulièrement des morts. Pas des zombies, bande de nouilles, des gens de mon entourage disparus depuis plus ou moins longtemps. Trois d’entre eux essentiellement. Lorsque je me réveille, et que, pour une fois, je me souviens de mon rêve, je suis toujours surpris de ne pas être surpris d’avoir rêvé de défunts. Dans les histoires abracadabrantes qui assaillent mon cerveau assoupi, la présence des morts est toute naturelle. Je ne me réveille jamais en hurlant, terrorisé par mon père qui sonne à la porte, et à qui je vais ouvrir tout à fait normalement, sauf que, réflexion faite, pourquoi sonne-t-il pour rentrer chez lui ? Sachant que mon géniteur est mort depuis bientôt quarante ans, il est possible qu’il ait égaré ses clés. L’omniprésence de mes morts dans mes rêves me pousserait presque à consulter un psychanalyste, si je n’étais pas convaincu que tous les « psy » sont des charlatans.

Je rêve aussi souvent que j’enfourche ma moto et que je vais me promener sur les petites routes de ma région. C’est toujours le même engin noir et imposant. Problème, je ne possède pas de moto ni même le permis autorisant de chevaucher, cheveux au vent, une motocyclette pétaradante. Je passe donc tout mon rêve à avoir peur de croise la maréchaussée. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que, dès que je gagne au loto, je m’inscris à la moto-école, puis je m’offre une Harley très tape-à-l’œil. Voire deux.

A une époque, révolue aujourd’hui, je rêvais souvent que je volais. Plus exactement, je montais un escalier dans l’air. J’avoue que ce n’est pas très clair, mais reconnaissez qu’il est assez difficile, la plupart du temps, de raconter ses rêves. L’escalier revient dans un autre épisode ensommeillé. Je vous le raconte, à vous, pour la première fois, bien que ce soit franchement ridicule. Je rêve que je descends un escalier sur les semelles. Crotte ! Je me rends compte que c’est un rêve tellement con que je ne parviens pas à le raconter.

Enfin, et après je vous laisse reprendre une activité normale, je voudrais vous narrer un rêve qui m’a longtemps bouleversé. Je vous ai parlé de rêves sur lesquels il est impossible de mettre un frein, de telle sorte qu’ils ont déjà quitté les limbes de votre cerveau avant que vous ayez posé le pied par terre, ici c’est l’inverse. C’est toujours un rêve de fin de nuit. Un copain, identifié, un vrai connard, me fait chanter en me menaçant d’aller voir la police pour lui révéler l’endroit où nous, lui et moi, avons enterré le corps de l’homme que nous avons tué par accident. C’est évidemment absurde car en me dénonçant, il se mettrait lui-même dans une position inconfortable, mais ce n’est pas cela qui me terrifiait à l’époque. Ce qui faisait que, réveillé en sueur, mon effroi ne passait pas, c’est que pendant deux ou trois secondes, autant dire une éternité, j’avais un doute. J’étais réveillé et je me demandais si je n’avais pas tué quelqu’un… Je vous assure que ce rêve, que je fis de nombreuses fois, fut ce que j’ai vécu de plus glaçant dans ma vie.

Je fais aussi des rêves cochon(s) mais je me refuse à dévoiler, sur ce blog respectable, la vie cachée de mes amours vaporeuses. Sauf si vous insistez et sur présentation d’une pièce d’identité et d’une carte de crédit.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

7 commentaires sur “Dreams are my reality (french version)

  1. Je me suis souviens d’un rêve que je faisais grande adolescente où les gendarmes me raccompagnaient chez mes parents après une soirée bien arrosée dans un billard … je me rappelle encore parfaitement de la désorientation dans laquelle j’étais à mon réveil car la première partie du rêve était une soirée que j’avais vraiment vécue !
    Je rêvais aussi souvent d’un corbeau dans un chapeau qui me donnait des conseils et d’une attaque de nounours pendant laquelle j’aivais une exctonction de voix.
    Je n’ai jamais compris pourquoi… mais je trouve ça fascinant !
    Belle journée

    Aimé par 2 personnes

  2. Mes rêves (une partie du moins) me reviennent souvent quelques jours plus tard. Alors il m’arrive d’avoir une hésitation : ai-je rêvé ou est-ce un ancien souvenir de la réalité ? C’est ds tous les cas un souvenir, mais il m’arrive d’être troublée. J’ajouterai que mes rêves sont assez banals pour être ainsi mis en balance. Ils concernent souvent des histoires de voiture, de rues introuvables etc.

    Aimé par 1 personne

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