3è jeudi

Le sachiez-vous ?

Si toutes les civilisations, depuis que l’autre gourde a croqué la pomme, et même un peu avant, ont bien un point commun, c’est l’épluche-légumes, mais comme je ne vois pas trop quoi raconter sur ce bienfait de l’humanité, je préfère aborder un autre aspect de l’inventivité de nos aïeux, une création qui aurait pourtant mérité de ne pas gagner le concours Lépine, un fléau, n’ayons pas peur des mots, digne des pluies de sauterelles ou d’une chanson de Patrick Foiri, une catastrophe à côté de laquelle la faille de San-Andreas n’est qu »une lézarde sur le mur d’un château-fort cathare, un cataclysme qui ferait passer les crues du Gange pour un caniveau bouché.

Bien entendu, j’entends déjà les voix des lobbyistes qui se fichent des conséquences tant que leurs actions grimpent aux rideaux, des producteurs qui ne veulent que vivre et ne se soucient pas des dommages directs ou collatéraux.

Ah pardon ! Je ne vous ai pas donné le sujet du jour. Veuillez m’excuser. Il s’agit du Beaujolais nouveau, mais vous l’aviez compris.

C’est rare, mais en ce qui concerne le Beaujolais nouveau les paléontologue sont tous d’accord pour dire que c’est dégueulasse. En revanche, les origines du breuvage continuent à diviser.

L’étude la plus sérieuse nous mène à Pyongyang, riante cité de Corée du nord, où, croupissent deux paléontoenologues détenus dans une geôle infame pour avoir osé porter une coupe de cheveux différente de celle du guide suprême. Bien fait. Vu qu’ils purgent une peine de 4562 ans non-aménageable, ils ont du temps à perdre.

Donc, ils se sont penchés, ont chopé un lumbago, et ils ont trouvé.

Dès l’antiquité, (ben oui, ça ne peut pas être le mésozoïque à chaque fois), en Grèce, à Boiolos-sur-mer, les hommes (et les femmes hein ! pas de sexisme) ont désiré ardemment se défoncer les neurones. Une coutume voulait que le 3è jeudi de novembre soit dévolu aux libations fruto-alcooliques. Jean-Socrate Papadopoulos, spécialiste ès fruits rouges s’amusa à faire macérer des groseilles, des cerises, des mûres, des cassis sans grand succès, il opta pour le raisin. Une réussite qui ne se démentit jamais. Sauf que Jean-Socrate était un gros fainéant qui ne lavait jamais ses fûts. C’est pourquoi son jus de raisin fermenté avait un goût de groseille, de cerise, de mûre ou de cassis. Et de banane aussi, mais personne n’en a jamais compris la raison.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

11 commentaires sur “3è jeudi

  1. Je n’ai pas cliqué sur j’aime… car j’ai trop peur qu’un oenologue pense que je pourrais avoir une quelconque affinité pour cet ‘ersatz’ vineux.
    Une histoire: Il y a longtemps, dans les années 60, alors que le Beaujolais nouveau était à la mode depuis une petite dizaine d’années, je participais à une tournée de dégustation à La Chapelle-de-Guinchay. J’avais posé une question: « J’ai lu qu’on produit près de 600’000 hectolitres de Beaujolais primeur chaque année mais je n’ai pas entendu dire que la production totale des 12 crus du Beaujolais ait diminué d’autant… Pouvez-vous me dire où a-t-on trouvé suffisamment de vignes pour la nouvelle mode tout en ne diminuant pas la production traditionnelle? »
    Notre aimable ‘amphitryone’, jusque là incollable sur les produits du terroir m’a dit qu’elle devait demander au patron… absent ce jour là!

    Aimé par 1 personne

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