Tu fais la collec’ ?

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me raconte.

Je suis collectionneur dans l’âme.

Récemment, j’ai discuté avec une personne (vaccinée, masquée, tout comme il faut) qui avait une théorie assez intéressante sur les collectionneurs. Surtout, sur les collectionneurs compulsifs. Les amasseurs, les entasseurs. Pas les petits collectionneurs qui se contentent de 12 volumes de la Pléiade ou de douze petites cuillères en argent à l’effigie du Che, non, les collectionneurs qui accumulent, ceux qui choisissent un domaine sans fin, les timbres, les peluches, les amant(e)s. Selon cette personne, c’est lorsque l’on a manqué plus jeune que l’on devient collectionneur compulsif.

Je n’ai manqué de rien, sauf de tendresse (séchez vos larmes, c’est indécent).

Pourtant, je collectionne.

J’ai commencé, dans les années 70, par les autocollants. C’était extrêmement à la mode, sans doute parce que c’était gratuit. On en trouvait partout. Dans les boites de fromages, dans les sachets de lessive, dans les magasins et chez les médecins, partout. Mais les « graals », les autocollants rares, ceux qui valaient deux lors d’un échange, il fallait aller les dénicher dans les sociétés, les usines. Ce que j’ai pu casser les pieds des secrétaires à l’époque. Vers quinze ans, j’ai cessé cette manie de gamin. J’ai rempli un énorme sac que j’ai remisé au grenier. Evidemment, il a disparu. Quelqu’une a fait du ménage et a balancé ce sac qui ne gênait personne.

A quinze ans, j’ai commencé à fumer. Bien que les débuts furent difficiles, je me suis accroché. Très vite, j’ai gardé mes briquets jetables vides. Uniquement les miens. Une dizaine par an. Pendant trente ans. Soit trois cents briquets, à une vache près. Je les rangeais dans un grand sac, bien à l’abri de ma chambre d’enfant. Quelqu’une a fait du ménage et a balancé ce sac qui ne gênait personne.

J’ai collectionné (ou je collectionne toujours cf *), pêle-mêle :

  • les verres d’une boite de nuit de Guipavas. Uniquement ceux logotés « Mélody ». J’avais toutes les couleurs.
  • les crayons d’entreprise (je continue ; dès que j’en vois un sur un bureau, il me le faut).*
  • les casse-tête (ça m’a coûté un bras).
  • les touillettes publicitaires.
  • les sécateurs.*
  • les couteaux.*
  • les casquettes.
  • les t-shirts que ma mère me rapportait de ses voyages (certains n’ont jamais été portés).
  • les gros crayons que l’on trouve dans les pièges à touristes (une ville un crayon ; comme je ne voyage pas, j’en ai deux, Londres et Barcelone ; j’ai oublié d’en acheter un à Florence).*

Et bien sûr les BD ( à peu près 2000*) et les livres (dans les 4300*).

Lorsque j’aurai gagné au loto, je me lâcherai. Grave. Les commerçants et autres videurs de greniers seront mes amis. Je collectionnerai :

  • les modèles réduits de voitures de marque Norev, uniquement les exemplaires en plastique.
  • les tableaux de Dali.
  • les figurines de héros de bd (je n’ai que Gargamel et Tintin pour l’instant).
  • les Ford Mustang.
  • les boules à neige de ville où il ne neige jamais.
  • les tronçonneuses (Marie-Caroline se sent seule).
  • les santiags et les perfectos (je suis un rebelle).

Si, si, je joue…

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

13 commentaires sur “Tu fais la collec’ ?

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