Inventivention (version Lépine)

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Je me demande comment l’être humain est parvenu à créer toutes ces choses qui nous entourent. Comme tout bon littéraire (?) qui se respecte, je suis à peu près incapable de planter un clou ou de résoudre une équation du premier degré (mais j’y travaille). Alors lorsque je me penche sur l’inventivité en matière d’invention, donc l’inventivention, de mes aïeux comme celle de mes contemporains, j’en reste bouche bée. Voici quelques milliers d’années, un mardi, un homme se réveilla un beau jour avec en tête une idée lumineuse pour chasser l’ours qu’il appréciait fort en tartare au petit déjeuner. Jusqu’à présent, il faut bien reconnaître que c’était plutôt les ours qui dégustaient de l’humain lors de leur banquet du début du printemps. L’homme se réveilla donc avec cette idée incroyable qui consistait à tailler finement un long morceau de bois et à en acérer la pointe de manière qu’elle pénètre le cuir assez résistant de monsieur Ours. Un pote de notre homme, quelques centaines d’années plus tard, eut l’idée de durcir la pointe au moyen du feu, et surtout, lui n’omit pas de breveter son invention et il fit fortune. Beaucoup plus tard, un de nos presque contemporains se réveilla un matin avec une idée lumineuse pour se débarrasser des populations autochtones quand son armée s’en allait faire la guerre loin de ses frontières. Il créa un petit bijou de technologie que l’on appelle la mine anti-personnel. Assurément un must, juste devant le napalm et le gaz sarin.

Environ 3000 ans avant Jacques Chirac, en Mésopotamie, des petits malins montèrent une start-up afin de développer une invention que, dans un premier temps, tout le monde trouvait complètement stupide, la roue. En effet, personne ne voyait l’intérêt de ce truc tout juste bon à vous écraser les orteils et à nécessiter des réparations incessantes alors que « Feu vert » n’existait pas encore. Les inventeurs ne baissèrent pas les bras et obtinrent finalement le succès que l’on sait, même si on murmure que l’un d’eux finit roué vif sur sa propre invention. Ce que ces jeunes mésopotamiens n’avaient pas prévu, en revanche, c’est que 3000 ans plus tard, leur invention se retrouverait sur le Fiat Multipla, et ça, c’est dégueulasse.

Citons, pour terminer, le cas de cet obscur inventeur, resté dans l’ombre de l’Histoire car il eut la sagesse de ne point offrir aux hommes les plans de ses inventions redoutables. Plus exactement, il s’arrangea pour faire en sorte que ses machines ne puissent fonctionner car elles étaient trop en avance sur leur temps. Il était originaire d’un petit village de Toscane, non loin de Florence, dénommé Vinci. Sa mère l’avait affublé du curieux prénom de Léonard. Il aimait à croquer d’improbables véhicules qui devaient rester à l’état de fantasmes pendant des siècles. Ainsi, ce petit connard, imagina une carriole tout-terrain qui permettrait à son souverain de conquérir les provinces voisines une fois qu’il aurait mis la main sur un autre taré qui aurait inventé le diesel. Si l’Histoire a oublié le nom de ce petit enfoiré, c’est qu’elle ne retient pas le patronyme des hommes qui œuvrent pour le mal de l’humanité. Ou alors si.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

7 commentaires sur “Inventivention (version Lépine)

  1. L’histoire n’a rien oublié et Monsieur Rudolf Diesel n’était pas un petit enfoiré Na! Voici ce qu’en dit wikimachin:

    Rudolf Diesel est un ingénieur allemand, né le 18 mars 1858 à Paris et disparu dans la nuit du 29 au 30 septembre 1913 lors d’une traversée de la mer du Nord. Rudolf Diesel est l’inventeur du moteur à combustion interne portant son nom, conçu pour fonctionner avec de l’huile végétale et non avec du gazole. Wikipédia

    Je souhaite qu’on relise la conclusion: conçu pour fonctionner avec de l’huile végétale!
    P.S. Nos trois véhicules sont à moteur Diesel
    P.S. 2 On prononce Diiisel, comme Die et sa clairette et non pas Diéésel comme Coluche.

    Sans rancune et bonne journée dominicale.

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  2. Pourquoi infliger des souffrances à ce pauvre ours avec des objets contondants ? Voici une manière de ‘chasser le plantigrade’ bien plus douce :

    Disposer une bonne couche de farine sur le passage de l’ours
    Ajouter un miroir (à deux balles chez PrixUnique suffit !)
    A quelques mètres, poser quelques cubes de glace sur le sol

    Laissez faire la nature !

    L’ours passe dans la farine, s’ébroue et se voit dans le miroir
    Il s’exclame : Quelle surprise, je suis un ours blanc et se précipite donc sur les cubes de glace.

    Il meurt d’une bronchopneumonie car il est… ours brun !

    Bon, je sors, au volant de mon véhicule Diesel !

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  3. À ce chapitre comment passer sous silence l’ingéniosité des premiers français débarqués au Canada ébaubis de constater la présence de peuples autochtones au sens de l’hospitalité plutôt variable. Dans leur prochain voyage, ils ont apporté des couvertures de laine pour leur offrir, ayant pris soin de bien infecter ces couvertures auparavant en couchant des vérolés dedans. Aucune poudre, aucun plomb gaspillés.

    Aimé par 1 personne

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