Là-haut

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Ce soir, j’ai regardé un film-documentaire sur un alpiniste canadien. Très intéressant. Mais totalement incompréhensible. Pas le film, il était sous-titré, mais la motivation du gars, et par extension, celle de tous les grimpeurs et peuses de la Terre.

L’alpinisme est la troisième activité humaine la plus létale juste après la roulette russe et le combat à mains nues contre une femelle grizzli. Les alpinistes ne cotisent pas pour la retraite, c’est inutile, ils ne la voient jamais.

Je souffre d’une pathologie couramment appelée la peur du vide (il faudra que je vous raconte mon saut à l’élastique, si ce n’est déjà fait ; Ernest, en tant que plus ancien abonné et biographe officiel, peux-tu me préciser si j’ai déjà narré mon exploit au bout d’un morceau de caoutchouc ? En te remerciant). Cette peur du vide est différente du vertige. En effet, il m’arrive, certes rarement, de me hisser sur une chaise pour changer une ampoule ou pour pratiquer certaines positions du kamasoutra, en revanche, je développe une phobie des lieux en hauteur non pourvus d’une sécurité optimum, genre un hôpital, ainsi que la phobie des ponts. Donc, l’alpinisme, j’oublie.

En revanche, j’admire. Enfin, j’admire, façon de parler. En vrai, si je reconnais l’exploit de grimper les Grandes Jorasses par la face nord, en slip, un 15 décembre, avec deux Carambar et une canette de Nestea goût pêche blanche, en guise de vivres, en même temps, je trouve cela complètement con. Mais, je sais que c’est de la jalousie de n’avoir jamais exercé la moindre activité « périlleuse » en dehors de la pêche à la crevette sur le territoire d’un barracuda et de la conduite sur les départementales des Côtes d’Armor.

Marc-André Leclerc est mort dans une avalanche. Il avait 26 ans. 26 ans ! Quel gâchis !

Le documentaire s’achevait sur l’hommage prononcé par la mère du défunt lors des obsèques. Emouvant ? Non, pas du tout.

Cette femme remerciait un dieu hypothétique d’avoir permis à son rejeton de vivre (?) sa passion, rajoutant même que l’alpinisme était, assurément, apprécié de la divinité. Vu la charge de boulot, en tout cas Saint-Pierre râle.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

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32 commentaires sur “Là-haut

      1. Comme l’Annapurna I est à peine en dessus de 8000 m. j’aurais dû vous voir, n’étant que 200 mètres au dessous de votre OVNI ? Mais, au fait, vous m’avez peut-être vu non? J’ai de longues tresses blondes, j’ai une montre et je chausse du 39. Vous vous souvenez de moi ? Bon, je drague, je drague, un exercice périlleux avec votre prénom androgyne. Peut-être être êtes-vous une femme? Dans ces conditions, dans ces conditions uniquement, de grosses bises!

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      2. Ah mais c’est bien sûr, je me souviens maintenant d’une walkyrie qui dévalait les pentes poursuivie par un yéti sauvage originaire du Mustang ! J’accepte la bise. (Mon ovni était un avion à hélices)

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      3. Selon votre description, c’était bien moi!
        Mais l’Annapurna? Moins sûr avec un avion à hélice qui plafonne à peine en dessus de 6000 m. d’altitude. Peut-être avez-vous confondu avec le plus haut sommet de Bretagne, le Roc’h Ruiz qui culmine à 385 mètres d’altitude?

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      4. Non non c’était un beau navion qui survolait cette partie de l’Himalaya. Je photographiais depuis le cockpit, mes photos étaient toutes bleues et il y avait un bruit d’enfer ! Par contre, je ne me souviens pas de la couleur des yeux du capitaine…

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  1. Le frère de notre cher premier ministre Trudeau est mort, dieu ait son âme, sur le flanc, emporté par une avalanche et on a aussi dit de lui, heureux homme, il nous a quitté en faisant ce qu’il aimait le plus au monde. Il aimait tant que ça mourir, ou quoi?

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    1. Je réponds par une phrase entendue à l’occasion des obsèques de Joseph Siffert, vainqueur de deux grands prix du championnat du monde de Formule 1: « Où il y a le risque, il y a la mort. Où il n’y a pas de risque il n’y a pas de vie ». Choisis ton camp camarade, aurait dit Coluche, tué en pratiquant sa passion!

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  2. Non, jamais lu cette histoire de saut à l’élastique… Mais, tu racontes tellement de con..ies que j’ai peut-être « sauté » l’anectode. D’un autre côté, je ne suis pas certain que cela puisse vraiment intéresser quelqu’un.

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  3. Moi, ma fin je la vois comme ça:

    98 ans (je n’aime pas les chiffres ronds)
    Sur mon vélo de course, emmenant un développement qui foutrait des complexes aux coureurs actuels…
    Escaladant le Stelvio ou la Bonette en danseuse (je n’ai pas dit avec une danseuse!)
    Tué d’une balle dans le dos… par un mari jaloux.
    Na!

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    1. Moi, ma mort je la vois plutôt comme ça :

      Le Décor :

      Ma chambre, lit King size, draps en coton tout frais qui sentent bon la lavande.

      les Personnages :

      -Ingrid (26 ans. 1,68 m. danseuse au Crazy Horse (nom de scéne : « Lolly Pop »)

      -Pamela (24 ans. 1,65 m. 95 C. Actrice débutante)

      -Félicia (32 ans. 1,72 m. Prof de yoga. très souple du bassin.)

      -Moi, Ernest (102 ans. écrivain à succès, alias « le taureau du Finistère »)

      Et la Phrase ultime :

      « Oh, non… Laissez-moi tout de même un peu souffler, mes petites chéries… c’est la treizième fois qu’on remet ça cette nuit… ! »…

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