Et d’un

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Je viens d’opérer mon premier déménagement de l’année. J’en éprouve un certain soulagement.

Je vous raconte, de temps en temps, que je passe une partie non-négligeable de ma vie, dans une maison de vacances sise en bordure de plage sur la côte nord du Finistère. Un paradis pour beaucoup. En été. Voyez-vous, cette modeste demeure n’est pas équipée pour accueillir des êtres humains normalement constitués lors des frimas de l’automne breton. Pour simplifier, le chauffage est existant, mais totalement inefficace car la masure n’est pas isolée. Je ne suis pas particulièrement frileux, quoique, avec l’âge, les os sont de plus en plus difficiles à réchauffer, mais, je le confesse, il m’est arrivé, certains jours de décembre de me les cailler grave. Il m’a fallu, pour survivre, adopter la technique dite de l’oignon. Quatre paires de chaussettes dont une de ski, trois pantalons dont un legging qui moule mes cuisses d’haltérophile, cinq « hauts » dont deux polaires, deux écharpes et un bonnet. Autant vous dire que le strip-tease du soir manque quelque peu de sensualité. Mes oreillers s’endorment avant moi.

Ceci dit, vivre dans une maison glaciale ne présente pas que des inconvénients. L’autre jour, vers 10 heures du matin, j’ai allumé une cigarette qui m’a paru curieusement sans saveur. Plus étonnant encore, cette clope a duré toute la journée. En réalité, je l’ai raté en l’allumant, et j’ai soufflé de la vapeur d’eau toute la journée. Mes poumons étaient enchantés. Je fais de très jolis ronds de buée, pour information.

En revanche, quelques menus inconvénients ont émaillé mes journées. Par exemple, je devais réchauffer mon gel douche qui avait gelé pendant la nuit. De la même manière, mon testeur de glycémie refusait de fonctionner et affichait un laconique « Température trop basse ». Et il ne parlait pas de mon corps.

J’ai intégré, pour deux mois, une maison nettement plus adaptée à l’hiver breton qui, ne vous en déplaise, peut se montrer mordant. Du chauffage au gaz, une cheminée ramonée, le bonheur.

Je vais être bien là.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

4 commentaires sur “Et d’un

  1. On aurait presque envie de te rejoindre…

    Ah, les chaudières à gaz,
    quel bonheur à l’usage !
    Faudrait-il être naze
    ou sortir d’Alcatraz
    pour n’avoir l’extase,
    des ailes de Pégase,
    d’un (bon) chauffage au gaz !

    PS : Je croyais que tu ne fumais plus ?

    Aimé par 1 personne

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