Le livre des Baltimore – Joël Dicker

Le livre des Baltimore – Joël Dicker – De Fallois poche (De Fallois)

Joël Dicker sait raconter des histoires. Et c’est déjà pas mal.

En revanche, il aurait largement pu être édité dans la collection Harlequin. Il accumule les clichés comme d’autres les ennuis.

  • Ses personnages sont tous riches, ou ex-riches, ou en passe de devenir riches.
  • Son personnage principal est un écrivain à succès.
  • Ses héros sont tous amoureux de la même fille.
  • Cette fille est une star de la chanson.
  • Les trois garçons et la fille, dans leur jeunesse, ont conclu un pacte de non-roulage de pelles. Le pacte a été rompu.
  • L’écrivain n’est pas né dans la bonne famille.
  • Des gentils meurent.

Etc…

Exactement le profil Harlequin, à un détail près. Dicker écrit beaucoup moins bien que ses collèges qui planchent sur les romans à l’eau de rose.

Page 157 : « … à cette période, malgré que la saison sportive avait déjà débuté… » (j’ai vomi)

Page 329 : « … la boutique attenante était propre et toujours bien achalandée… » (je me suis tailladé les veines)

J’ai bien aimé ma lecture.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

14 commentaires sur “Le livre des Baltimore – Joël Dicker

  1. J’avais une ancienne copine de lycée qui bossait chez Arlequin. Cela n’a rien à voir avec le sujet (ou si peu), mais comme je n’avais rien d’autre à dire ce matin, je le dis quand même ! Dans mon lycée, il y avait aussi Afflelou (deux paires pour le prix d’une) et Ardisson. Beaucoup d’autres aussi, mais pas grand monde ne les connait vraiment (et pas mal sont décédés, en plus). Et vous, ça va ?

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  2. Oui, peut-être pour le lycée, mais si tu as fréquenté l’école communale de Landivisiau, tu peux faire observer (au passage, comme ça, dans une conversation à bâtons rompus où l’envie de te faire mousser un peu te prend subitement) qu’Ernest Salgrenn y suivi les cours de CM1 et de CM2 !

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  3. Bravo pour ce jugement expéditif. Les gens qui se permettent de nous faire perdre tant de temps en écrivant mal et en accumulant les poncifs méritent qu’on le dise sur les ondes, que leurs livres sont mauvais. Ce n’est pas de l’aigreur de votre part, ni de la jalousie : c’est de la générosité.
    Ceux qui se bornent à en dire du bien ne les ont pas lus, alors que vous avez fait cet effort.

    J’aime

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