Cochon qui

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Nous vivons une époque formidable.

J’aime à dire que la médecine moderne est, par rapport à l’histoire de la médecine, un nourrisson. C’est l’invention de la pénicilline dans les années 30 qui permet de basculer dans une période faste qui nous évite de mourir d’un rhume ou d »une épine dans le doigt. J’imagine (mal) les évolutions médicales dont bénéficieront vos petits-enfants.

Les exploits de nos scientifiques ne cessent de m’émerveiller. Toutefois, il est intéressant de noter que sans la nature, les chercheurs en médecine ne seraient rien. Certes, les imprimantes 3D apportent leur écot aux miracles de la médecine, mais il faut bien reconnaitre que le cœur en plastique et le rein en polystyrène méritent encore quelques décennies de mise au point.

En revanche, sachiez-vous que des chercheurs, qu’on appellera bientôt des trouveurs, sont sur le point de finaliser un sang humain artificiel grâce aux méduses. Qui aurait parié que ces saloperies serviraient à quelque chose ?

Récemment des scientifiques étasuniens ont accompli l’exploit d’implanter un cœur de porc dans la cage thoracique d’un être humain. Comme quoi, tout est bon dans le cochon.

Sauf que.

Ces scientifiques ne sont pas très malins. Avec un cœur de porc, ils se privent d’une grande partie de leur clientèle potentielle. Plus de deux milliards de Terriens, soit près d’un tiers de la population mondiale, considèrent le cochon comme un être vil, indigne de figurer dans leur assiette, alors dans leur anatomie, n’en parlons pas.

Petit rappel clivant. Le refus de consommer de la viande de porc n’a rien à voir avec la religion. Nos ancêtres, dans leur immense sagesse, avaient constaté que cette denrée supportait mal la conservation, par salage ou séchage, contrairement à ses copines bovines et ovines, et les marins d’alors acceptaient mal les agacements intestinaux. L’Islam comme le Judaïsme, et même une certaine frange du protestantisme, ne sont rien que des vilains porcophobes réactionnaires. Rien aujourd’hui n’interdit la consommation de Babe si ce n’est la volonté d’emmerder le monde avec des dogmes sanguinaires moribonds.

Ceci dit, les médecins auraient pu choisir un cœur de mouton hallal non mais des fois !

Tout de même, je me demande vraiment, si cette technique se démocratise, si les croyants déficients cardiaques préfèreront rejoindre leur créateur ou choisiront de renier leurs certitudes moyenâgeuse et se précipiteront sur le palpitant de cochon.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

2 commentaires sur “Cochon qui

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