La main de Dieu – Philip Kerr

La main de Dieu – Philip Kerr – Le Livre de poche (Editions du masque)

Philip Kerr délaisse son détective Bernie Gunther et l’Allemagne des années 30/40 pour se consacrer à un monde assez peu exploré en littérature, le football.

Tout au long du roman, le lecteur ressent l’amour de Kerr pour ce sport (il est un fervent supporter du club londonien d’Arsenal). Il émaille son récit d’anecdotes véritables et croustillantes issues du monde du football. S’il crée de toutes pièces une équipe, London City, l’histoire baigne dans une réalité parfois dérangeante. Aujourd’hui, le football est davantage une industrie qu’un sport. Kerr démontre, efficacement, les malversations des transferts, les montages financiers illégaux et le peu de cas de l’humain dans le cirque sportif.

En revanche, l’enquête est un peu cousue de fil blanc (l’éternel problème du détective amateur qui est bien meilleur que la police), même si, à la toute fin du bouquin, Kerr réserve une surprise assez étonnante à ses lecteurs. La haine de l’auteur pour la Grèce est un peu déroutante.

Le style est toujours percutant, et la traduction à la hauteur.

J’arrive au bout de l’œuvre de Kerr (décédé récemment), et franchement, je le regrette. Pourtant, sans me réjouir de sa disparition, j’éprouve une certaine satisfaction a avoir lu l’intégralité de la production d’un écrivain. Ainsi, je me vante d’avoir intégralement avalé Camus, Barjavel, Follett, Leblanc, Lentéric, et, comme tout le monde Radiguet et Alain-Fournier.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

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