Rien ne va plus – Douglas Kennedy

Rien ne va plus – Douglas Kennedy – Pocket (Belfond)

Voilà quelques années, je m’étais promis de ne plus jamais lire du Douglas Kennedy. Je m’étais infligé « La poursuite du bonheur » et j’avais détesté.

Le hasard des cabanes à livres et ma mémoire défaillante m’ont mis entre les mains « Rien ne va plus », et, franchement, je n’ai pas passé un mauvais moment.

Certes, Kennedy écrit des romans simples, sans grande originalité, mais il maîtrise tout de même son sujet. « Rien ne va plus » est l’histoire de la descente aux enfers d’un homme qui a mis longtemps pour rencontrer le succès et qui va le regretter amèrement. Rien de très nouveau donc, mais un style assez enlevé qui permet de tourner les pages sans trop se poser de questions.

Le bémol, assez courant dans la littérature dite « grand public », la fin.

J’aime les fins glauques, les « happy end » m’ennuient. J’ai toujours l’impression qu’ils sont, comme les hommes politiques, « hors la vie ». « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » me semble fade, irréel. La vie n’est pas un « long fleuve tranquille », c’est un torrent bouillonnant sur lequel le raft est brinquebalé d’une rive à l’autre, et, parfois, il s’échoue, au milieu des flots, sur un récif insolent.

C’est beau, hein ? C’est moi qui l’ai fait.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

15 commentaires sur “Rien ne va plus – Douglas Kennedy

  1. J’ai été un lecteur ‘compulsif’ de Kennedy puis j’ai cessé de le lire car j’avais estimé qu’il avait fait le tour de ses thèmes favoris et qu’il était, comme chacun de nous, condamné au déclin et aux répétitions.
    Je me souviens de Rien ne va plus car il s’agissait d’une histoire de plagiat démontrant comment avec de l’argent on peut détruire un homme. J’avais travaillé dans l’édition et je trouvais que ce sujet était une excellente explication pour les non pros.
    Pour moi les trois meilleurs bouquins de Kennedy sont: Cul de sac (le premier que j’ai lu à sa sortie), L’homme qui voulait vivre sa vie et Les désarrois de Ned Allen. Ce dernier, avec celui que tu évoques dans ta chronique, sont des satyres de la stupide vie des américains, surtout leur rapport au fric! J’ajoute encore dans mes favoris: Cet instants là. Normal car je suis marié avec une Allemande et parle bien la langue!

    Puis-je ajouter un commentaire personnel? Merci.

    Comme pour René Fallet (dont j’ai tout lu) qui avait une « veine Beaujolais » et « une veine whisky », Kennedy a deux veines aussi: celle du fric et des affaires et celle des femmes, de l’amour et du matrimoniat. Bon! Ses livres incluent l’un dans l’autre et les unes dans les autres. Je me réserve mes préférences…

    Aimé par 2 personnes

  2. Mais la vie finit souvent bien, pourquoi rejeter les « happy end » ? Dans ma vie, les emmerdes et les embûches finissent toujours par trouver une résolution et, bon, je ne sais pas, je trouve qu’on retombe toujours plus ou moins sur ses pieds, que la vie est belle si vous me pardonnez ce cliché. Bien sûr, on finit tous par mourir mais ce n’est pas un mal. Du coup, les livres qui insistent sur la noirceur et le pessimisme, je peux aimer mais ce sont eux que je juge un peu faciles. Il est beaucoup plus valeureux de trouver les mots du bonheur et de la joie de vivre.

    Aimé par 2 personnes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s