Dans ta lgique

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je désespère un peu.

J’ai la faiblesse de croire que deux ou trois d’entre vous ont été déçus de ne pas trouver un nouveau billet pour accompagner leur petit-déjeuner ce matin.

Vous m’en voyez navré, mais hier soir, j’ai été attaqué, de nouveau, par ces douleurs à l’épaule dont je me plains depuis quelques semaines. La souffrance est fulgurante et accompagnée d’une étrange confusion mentale (il m’a fallu un temps infini pour éteindre mon pc ; ne rigolez pas, soyez un peu miséricordieux).

Comme beaucoup d’entre vous, j’habite un pays sous-développé dans lequel il faut prévoir très longtemps à l’avance que l’on va avoir besoin des services médicaux. J’ai mon rendez-vous trimestriel lié au diabète le 27 juin, il sera temps d’avoir une conversation sérieuse avec ma médecin. En attendant, malgré mes réticences, je vais me bourrer d’antalgiques.

Je ne vous cache pas que le moral n’est pas au beau fixe. Toutefois, une fois que le pic de douleur est passé, j’ai tendance à oublier les moments difficiles, pour ne pas geindre en continu. Cet après-midi, je vais jardiner. Ce n’est, sans doute, pas très malin, lorsque l’on souffre des articulations, mais il est pire encore de rester assis sur son cul, à ruminer les injustices de l’anatomie humaine. Je pourrais en profiter pour écrire, certes, mais l’inspiration me vient, en général, quand tout va bien (ou pas trop mal), et aussi quand je m’active autour de mes arbres.

Allez, haut les cœurs, je ne suis pas le plus malheureux, loin de là. D’ailleurs, les soucis que je rencontre, s’ils sont particulièrement douloureux et incapacitants, se doivent d’être minimisés lorsque mon regard se porte du côté de l’Ukraine, par exemple.

Bien, il est temps que j’aille tailler les haies. J’espère que cette activité m’inspirera pour ce soir.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29

32 commentaires sur “Dans ta lgique

  1. Dire que je suis désolé pour votre état de santé n’est rien de plus que de la véritable empathie. Personne ne peut vraiment rentrer dans la douleur des autres, c’est la loi des hommes : ils souffrent et finissent par mourir, seuls. C’est aussi mon cas et ceux de tous vos lecteurs, même de l’ âne qui a appris à écrire en vous lisant, lui qui pensait œuvrer pour son éternelle notoriété. Mais, comme tout un chacun, nous avons tous notre talon d’Achille (sauf celui cité à l’instant, qui porte sabots et faire(s) aux pieds).
    Bref, pour se prémunir d’une douleur, le mieux est d’en créer une autre, qui retiendra l’attention en espérant que la première cesse. Je ne vous propose pas de vous couper un bras en taillant vos arbres fruitiers, leur jus à maturation des fruits serait trop uniforme. Le rouge, c’est bon dans les flacons, pas dans les champs ni les jardins.
    Voici mon conseil : asseyez-vous quand vous êtes fatigué, ce qui n’arrive jamais aux bretons sauf exception, et écoutez pépier tous les oiseaux environnants. Quand la nuit tombe doucement, observez le vol des pipistrelles venues avaler les moustiques au-dessus de votre âme en paix. L’heure sonnera, quelques moments plus tard, de retourner faire chanter votre clavier, qui s’ennuyait de vous savoir patraque, et faire sourire vos lecteurs, qui sont, comme chacun le sait, de vrais vampires !
    Bien à vous
    AK

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  2. Peut-être écris-tu trop, et le mouvement du frottement de ton index sur ta tempe droite qui fouille dans l’amoncellement fourmillant des idées qui te viennent après leur bain de neurones, ce frottement disais-je, à certainement une incidence avec l’articulation de ton épaule qui produit ainsi de l’électricité (c’est très douloureux les décharges électriques dans la capsule articulaire !). Mon avis : prends un repos littéraire, ne trifouille plus tes méninges avec l’index, ni aucun autre doigt, et d’ici quelques jours, tu ne souffriras plus. Enfin, je dis ça… Bref, pendant ce temps nous nous lirons les uns les autres, ça nous laissera un peu + de temps pour ce faire ! Signé : Dr D.

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    1. Bien entendu nous souffrirons aussi à chacun des matins de ton absence, nous ne tremperons plus notre téléphone dans le bol de chocolat en te lisant, mais nous saurons que c’est pour ton bien et nous prendrons notre mal en patience ! T’inquiète, personne ne prendra ta place pendant que tu seras à la chasse… du mieux être ! Prends soin de toi !

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  3. Faute d’avoir jamais su trouver mes mots pour donner du courage aux autres parce que leur peine me stupéfie d’empathie pâteuse et que plus je ressens leur mal plus j’en ai à les exhorter… Je compatis, c’est tout… bête, pardi! Qué pastis, la vie! Et j’en bois pas plus que du soju… Mais comme dit Beauvois… Santé !

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      1. Pour une fois que j’étais gentil (sauf pour mon âne préféré, bien que!).
        On peut rattraper les fausses manips dans le tableau de bord de WP (pour info) et récupérer les messages mis dans la corbeille, sauf si celle-ci a déjà du pain dedans, ou des fruits…

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  4. Rhô flûte alors. Oui une douleur rès forte et soudaine peut provoquer un état de confusion. C’est hyper difficile de gérer la douleur, de ne pas céder à la panique. J’espère que jardiner un peu vous aura fait du bien. Sincères pensées…

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