40 à l’ombre (et mille au soleil)*

*(la direction de Joursdhumeur assume son emprunt à l’œuvre de Jean-Patrick Capdevielle ; elle précise, par ailleurs, que, à son humble avis, Radio Nostalgie ne programme pas suffisamment les chansons du rockeur français ; en vous remerciant)

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais passer sous silence le phénomène atmosphérique qui s’abat sur l’hexagone ces jours-ci. Il faut dire que, lorsque l’on habite le Finistère Nord, on n’est pas très habitué aux caprices de la météo. Le climat océanique est assez avare en surprises. Toutefois, quand celles-ci sont de sortie, nous perdons nos repères.

En hiver, il suffit de trois flocons de neige dans les fossés pour que le trafic routier soit paralysé. Or, de la neige, nous en avons tous les deux ans.

La canicule est un état bien plus mystérieux, pour nous. Pour que vous compreniez bien, il faut que vous sachiez que la côte nord du Finistère n’a pas connu les trente degrés depuis l’ère secondaire. Un été chaud oscille entre 18 et 23 degrés Celsius. Dans les terres, où je me trouve actuellement, les boutiques ne vendent pas de thermomètres gradués au-delà de 32 degrés, c’est inutile. Donc, hier, vendredi, nous avons frôlé l’apocalypse.

Les éléments ont été confrontés à une situation inédite : 34°.

Deux volets roulants sur trois, dans la salle principale de mon logement, n’ont pas voulu fonctionner (juré !). J’ai passé une partie de la soirée à démonter les télécommandes, pour rien. Elles marchaient parfaitement, ce matin. Même la technique supporte mal la chaleur.

Je suis allé en ville acheter quelques menues provisions, et, lorsque je suis rentré chez moi, mon corps était couvert d’une étrange substance proche de l’eau, et ma chemise, humide sous les bras, dégageait une odeur assez repoussante.

Des personnes affirment avoir aperçu un étrange disque jaune dans le ciel. Mais ces témoignages sont sujets à caution étant donné qu’ils ont été recueillis vers seize heures, l’heure de l’apéritif.

Heureusement, ces désagréments sont de courte durée.

Dès demain, dimanche, les prévisions annoncent 15°. Nous allons pouvoir ressortir les doudounes et les après-ski.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – juin 2022

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