C’te bonne blague

Je ne pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Je souffre d’une étrange pathologie (oui, je sais, une de plus…) qui ne me permet pas de rire aux blagues, aux histoires drôles, aux devinettes… Non pas que mes zygomatiques fonctionnent mal, non, bien que je n’en fasse pas un usage régulier, mais, parce qu’il s’avère que je connais toutes les blagues que l’on peut me raconter. C’est étrange, mais il arrive extrêmement rarement, pour ainsi dire jamais, que quelqu’un me raconte une blague, ou que j’en entende une à la radio par exemple, que je ne connais pas. Je sais que ce n’est pas possible vu qu’il se crée de nouvelles histoires tous les jours, pourtant, c’est ainsi.

A une époque, j’avais décidé que, quitte à ne jamais rire aux blagues des autres, il fallait que j’invente mes propres blagues. Par conséquent, j’ai commis un petit fascicule qui ne vit jamais la lumière de la notoriété. Sans doute parce que je m’étais arrêté à une devinette et une histoire drôle.

Le temps est venu de divulguer, à un public de choix, vous lectorat adoré, le résultat de plusieurs mois de cogitation. Mieux encore, le monde entier doit découvrir le génie humoristique qui se cache derrière un physique ingrat et un cerveau endommagé par l’abus de chocolat noir et de new-wave années 80. Enfin, la Terre entière, que dis-je, l’univers ne peut rester ignorant face à l’inventivité exceptionnelle dont je fais preuve.

Mais, foin de discours futile, rien ne vaut une dégustation. Bande de petite veinards.

Devinette.

Pourquoi Patrick Bruel n’emprunte-t-il jamais les autoroutes ?

Parce qu’il est jaloux, lui n’a jamais eu « 130 rappel(s) ».

Blagounette.

« C’est l’histoire d’un chômeur de longue durée. Il n’en peut plus de chercher du boulot sans rien trouver. Les conseillers de Pôle Emploi sont, bien évidemment, incapables de l’aider. Il est au bout du rouleau et commence à envisager une issue tragique à sa situation. Un jour, dans un quotidien, il remarque une petite annonce rédigée en ces termes : Nous recherchons des collaborateurs motivés pour intégrer notre équipe. Nous sommes la société de sondages OPIF, spécialisée dans la consommation. Si votre profil correspond, contactez-nous au… ». C’est sa dernière chance. Il appelle et obtient un rendez-vous pour le lendemain.

— C’est parfait, monsieur, vous commencez lundi.

Il n’en revient pas. Il est embauché. Il relit sa feuille de route. Il doit interroger des hommes dans la rue pour savoir quel after-shave ils utilisent. Il passe tout son ouikène à étudier l’intégralité des après-rasage proposés sur le marché. Il finit par tout connaitre : la composition, les différents parfums, la forme des flacons, tout. Le lundi matin, il sort de chez lui à huit heures tapantes. Il a revêtu son plus beau costume, celui qu’il avait acheté pour le mariage de son cousin. Dans le miroir de l’ascenseur, il vérifie que son nœud de cravate est bien droit et surtout, surtout, qu’il est rasé de près.

Parvenu dans la rue, stylo et bloc-notes à la main, il interpelle le premier homme glabre qu’il croise.

— Pardonnez-moi monsieur, j’appartiens à la société de sondages OPIF, puis-je vous poser une question, juste une ?

— Oui, je vous en prie.

— Merci monsieur. Alors, pouvez-vous me dire ce que vous mettez après vous être rasé ?

— Mon pantalon. »

Voilà voilà.

Maintenant que vous avez bien ri, vous pouvez reprendre une activité normale.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – août 2022

9 commentaires sur “C’te bonne blague

  1. A mon tour de raconter une blague que, bien sûr, tu connais déjà. Mais tu es, paraît-il, concerné personnellement. Alors:
    Un touriste voit un quidam en train de se noyer, en criant ‘help’ ‘help’. Le touriste:
    *Au lieu d’apprendre l’anglais, t’aurais mieux fait d’apprendre nager! »
    Bonne journée!

    Aimé par 2 personnes

      1. Bon si vous insistez :

        Un breton décide de faire découvrir les huîtres à son ami marseillais qui n’est jamais allé s’aventurer plus loin que le vieux port.
        Il prépare donc avec soin un colis dans lequel il dispose un beau et généreux lit d’algues. Sur cette luxuriante végétation marine, il couche de belles huîtres qu’il est allé chercher chez son producteur. Il accompagne le tout d’un gentil message et le confie à un transporteur frigorifique.
        Quelques jours plus tard, notre breton reçoit de son ami marseillais une carte de remerciement (à lire avé l’accent, bien sûr) : « Cher ami, j’ai bien reçu ton colis et t’en remercie bien. Je me suis vraiment régalé. La salade était excellente, par contre il y avait beaucoup de cailloux ».

        Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s