L’offrande grecque – Philip Kerr

L’offrande grecque – Philip Kerr – Points (Seuil)

J’ai beaucoup aimé lire Philip Kerr. Certains de ses romans, comme la trilogie berlinoise, sont de petits chefs d’œuvre. Une fois qu’il a donné le meilleur de lui-même, il s’est un peu endormi sur ses lauriers tout en gardant un niveau narratif nettement au-dessus de la moyenne.

Ce que j’aime, notamment, chez Kerr, c’est qu’il n’oublie pas que le temps fait vieillir. Certains personnages récurrents, pouvant apparaitre dans des dizaines de romans, ne prennent pas une ride, un peu comme Tintin. Cela m’a toujours perturbé. Bernie Gunther traverse trois décennies, dans les bouquins de Kerr, et son corps comme son âme (?) évoluent comme ceux de tout un chacun (sauf moi, le temps n’a pas de prise sur mon anatomie parfaite).

Un détail gâche (un peu) ce roman. Gunther est doté d’un humour cynique. Malheureusement, le texte souffre de la traduction. La plupart des blagues tombent à plat ou perdent leur sens initial.

Kerr est mort en 2018. Bien entendu, je ne m’en réjouis pas. Toutefois, j’apprécie de me dire que, bientôt, j’aurai lu toute sa production (c’est un peu maladroit, non ?).

Non, mais culturellement.

© Jourd’hu – août 2022

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2 commentaires sur “L’offrande grecque – Philip Kerr

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