Le nez dans le ruisseau

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Il parait que la façon de manger sa viande annonce si vous êtes un homme ou une femme. Je trouve que c’est une solution assez étrange pour différencier les sexes. Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’aller au restaurant pour savoir si la personne qui vous accompagne est féminine ou masculine. Il existe un certain nombre d’éléments reconnus depuis de nombreux millénaires qui permettent de ne pas confondre les deux sexes, sans, pour autant, passer par la case déshabillage. Par exemple, si la personne présente un système pileux facial développé, en général, vous avez à faire à un homme, ou à une Portugaise. Si la personne se promène vêtue d’une jupe à carreaux, c’est également un homme, ou une femme qui a des mauvais goûts. Si la personne arbore une très longue chevelure, il s’agit d’une femme ou de Francis Lalanne, ou éventuellement de moi dans les années 80. Enfin, le port de la cornette indique, indubitablement, une personne de sexe féminin, ou, beaucoup plus rarement, Raymond qui se rend au carnaval de Dunkerque. Vous voyez, ce n’est pas très difficile.

Actuellement, un grand débat agite la sphère médiatique française. Le barbecue est-il un marqueur de masculinité ? Je ne comprends pas pourquoi les gens s’écharpent à ce sujet. Il est évident que la réponse est positive. En Bretagne, en tout cas, une femme n’est pas apte, physiquement, à allumer un barbecue, mais, la plupart du temps, un homme non plus, à moins de posséder un bon sèche-cheveux, trois litres de sans-plomb, deux cageots, un parasol, et de s’y mettre la veille.

Etant moi-même doté d’un nom de famille tout pourri, j’ai toujours respecté celui des autres (cf article « Les handicaps patronymiques). Pourtant, il en est un que je voue aux gémonies. Rousseau. Pour ce philosophe-écrivain qui, à mes yeux, est ce que la littérature a connu de pire. Pour ce comique québécois qui ne faisait rire que lui. Et pour cette députée française qui ridiculise une idée à la fois utile et formidable que l’on appelle l’écologie. Cette femme ne sort que bêtise sur bêtise, c’est affligeant (je ne diffuserai pas ses âneries, vous pouvez les trouver facilement). Je suis totalement apolitique, mais si le vote était obligatoire en France, je donnerais mon suffrage aux Verts. Finalement, je me demande si je ne payerais pas l’amende.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – août 2022

19 commentaires sur “Le nez dans le ruisseau

  1. Il y avait une façon certaine de savoir c’est quoi son compagnon au resto, masculin ou féminin. Mais vu que je suis aux États-Unis, on n’a plus le droit de le deviner — faut attendre qu’il ou elle nous dit.

    Aimé par 1 personne

      1. Au passé, on aurait tout simplement regardé notre compagnon, et ça aurait suffit pour en savoir. Mais maintenant, on dit que c’est « assumer leur genre », et c’est un péché très grave.

        Aimé par 2 personnes

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